1. Les frasques d'Édith (7)


    Datte: 20/04/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... rêve qu’elle ne croit toujours pas réel. Elle fait en deux étapes les centaines de kilomètres qui la tiennent encore éloignée de ce bonheur qu’elle entrevoit. Son GPS lui indique vers onze heures trente qu’il ne lui reste qu’une dizaine de bornes pour arriver à destination. Alors elle s’arrête dans un petit chemin et comme prévu, appelle Aurore.
    
    Il ne se passe cette fois qu’une seule sonnerie avant que la même voix chaude lui réponde.
    
    — Allo ?
    
    — Bonjour ! Aurore ? C’est Édith…
    
    — Oui ! J’attendais, enfin nous attendions votre appel. Vous êtes loin encore ?
    
    — Mon GPS indique dix kilomètres… Donc peut-être un quart d’heure.
    
    — D’accord. Donc lorsque vous allez tourner sur la gauche en quittant la nationale, vous trouverez un petit chemin sur votre gauche toujours, à cinq cents mètres plus loin. Vous devriez apercevoir deux toits de maison. Le premier, c’est notre demeure et le second celle de Gaston… la vôtre désormais. Vous vous arrêtez chez nous. Nous avons préparé le déjeuner. Ça ne vous embête pas de manger avec nous ?
    
    — … Euh… non, non bien sûr, mais il ne fallait pas vous déranger pour moi.
    
    — Mais non ! Ne vous inquiétez pas. Nous sommes heureux d’avoir un peu de compagnies, pour une fois.
    
    — … bon ! Alors j’arrive ! Et… mille fois merci.
    
    En suivant les indications, c’est un jeu d’enfant de venir stationner dans une cour d’une jolie ferme détournée de son usage primaire. Là, une femme à qui Édith ne donne guère plus de vingt, vingt-cinq ans ...
    ... et un vieux bonhomme la regardent avancer vers eux.
    
    — Bonjour ! Je suis donc Édith. Et vous êtes Madame Marchand ?
    
    — Oui. Aurore et je vous présente mon oncle Auguste. Le frère de ma maman.
    
    — Enchantée, donc Auguste !
    
    — Vous avez fait bon voyage ?
    
    — Il n’y avait pas trop de circulation sur les routes. Heureuse d’en avoir fini avec ce long voyage.
    
    — Vous êtes là pour longtemps ?
    
    — Je ne sais pas encore… un mois, deux qui sait ? Et puis je ne travaille que depuis mon ordinateur, alors que ce soit d’ici ou de chez moi, ailleurs… il n’y a pas de différence.
    
    — Bon, les filles ! Trêve de balivernes, si nous allions manger, j’ai une petite faim moi.
    
    — Tu as toujours faim tonton… c’est un ogre, vous allez voir. Mais il a raison, vous aussi devez être contente de vous mettre les pieds sous la table. Je vous préviens, c’est simple, nous sommes à la campagne, bien que nous ayons une immense piscine gratuite à huit ou neuf cents mètres.
    
    Le déjeuner pour rustique qu’il soit n’en est pas moins délicieux et le courant passe bien entre ces trois qui une heure plus tôt étaient de parfais inconnus. Aurore, petite blondinette est joviale, souriante, un feu-follet dont les yeux sont perpétuellement en mouvement. Auguste lui est plus énigmatique. Il ne cesse de suivre des yeux cette femme dont l’accent est plus chaud que celui de ses congénères bretons. S’il la détaille sans doute avec beaucoup d’attentions, ses regards ne sont pas salaces. Il émane de cet homme une ...
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