1. La vie de château (3)


    Datte: 08/12/2021, Catégories: Divers, Auteur: charimarien, Source: Xstory

    ... plus fantastiques déjeuners de ma courte vie. Après ce repas du matin, on se retrouva à quatre dans cette vaste baignoire à laver Madame et ma douce avec Lyse. Enfin, en milieu de matinée, dans la limousine de luxe de Madame, une spacieuse conduite à droite, on se rendit à l’aéroport de Genève. Là, dans un avion, elle fit charger sa limousine pendant que nous embarquions.
    
    Lyse fut la dernière à s’installer sur son siège. Dès le décollage, Agnès et moi retournions en enfance en s’émerveillant de voir le monde d’en haut. Quelques heures plus tard, après avoir passé à la vertical de la résidence d’été de la reine d’Angleterre, on se posait près d’Édinbourg, reprenant le volant, Lyse nous emmena directement dans la vaste demeure de la Comtesse. Devant le perron, par un froid glaciale, Agnès se serra tout contre moi. L’humidité était forte, le froid nous transperçait de partout. Deux femmes de l’âge de Madame s’empressèrent de venir à notre rencontre. Pendant que l’une, Margaret, nous poussait à entrer nous mettre au chaud, l’autre, Alaine, déchargeait les bagages de Madame. Dans le grand salon, devant un bon feu de bois, Agnès et moi, on se réchauffait. De loin, on pouvait entendre Madame et Margaret discuter du château.
    
    — Bien, mes amours, nous voilà dans mon château, nous ne sommes qu’à une quinzaine de miles de la résidence de la reine à vol d’oiseau. Alaine va vous montrer la chambre. Avec Margareth et Alaine, nous avons fait nos classes ensembles. Comme vous le voyez, ...
    ... elles sont sœurs jumelles et je les aime. Du reste, elles rentreront avec nous. Pour enfin mettre fin à ton supplice, vous ne retournez plus dans votre collège à la rentrée. Mes deux amies seront vos professeurs dans toutes les matières. Elles ont ordre de ne rien vous laisser passer. Leurs mains fessent plus durement que les miennes. Vos parents ont donné leur accord à mon projet de faire de vous un couple intelligent et ouvert au monde. De plus, l’académie est d’accord pour que mes deux servantes deviennent vos professeures. J’exige de vous deux une totale obéissance à ces deux femmes.
    
    — Bien Madame, puis-je me permettre une question ?
    
    — Oui mon petit Rémi ?
    
    — Si je vous comprends bien, nous ne vous quitterons plus ?
    
    — Non, cependant, suivant vos résultats, vous pourrez visiter vos parents, les week-ends. Le reste du temps, vous le passerez avec moi où que j’aille.
    
    — Madame, ne plus vous quittez, c’est un rêve qui s’accomplit.
    
    — Ma petite Agnès, rien ne pouvait me faire plus plaisir.
    
    — Agnès a raison, rester auprès de vous, c’est vivre au paradis.
    
    On vint annoncer que la chambre était prête. Avec ma douce, main dans la main, comme des gosses, nous avons suivi Alaine. Ici, il nous fut strictement interdit de parler en français, uniquement en gaélique écossais. La moindre erreur nous valait une merveilleuse grosse claque sur nos fesses nues sous nos kilts. Dans la chambre, ce fut encore pire qu’un rêve, une hallucination. Sur les murs, il était peint ...
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