1. L'enfant du siècle


    Datte: 19/10/2021, Catégories: hsoumis, fdomine, Voyeur / Exhib / Nudisme portrait, historique, rencontre, nudité, Auteur: Tiberius, Source: Revebebe

    ... Geneviève d’un ton nonchalant.
    
    Elle sortit son carnet de croquis et approcha un tabouret de la fenêtre.
    
    — Nous allons commencer tout doucement. Je vais m’absenter quelques instants. Tu vas te déshabiller et t’accouder à la fenêtre comme si tu regardais la cour. Comme ça, dans un premier temps, la moitié de ta farouche pudeur sera préservée, me dit-elle avec un sourire.
    
    Elle sortit de l’atelier. Je me déshabillai entièrement puis je m’accoudai à la fenêtre, ainsi qu’elle me l’avait demandé. Je tremblais de tous mes membres, sur le coup de l’émotion ; je ressentais une grande honte à l’idée de me montrer nu devant Geneviève. J’entendis la porte s’ouvrir. Mes tremblements redoublèrent de violence alors que j’entendais ses pas dans l’atelier, s’approchant du tabouret qu’elle avait disposé à quelques mètres de la fenêtre. Alors que j’entendais craquer le tabouret sur lequel elle s’asseyait, je sentis à ma grande honte que mon sexe était en érection. Je n’avais qu’une crainte, c’est qu’elle s’approche de moi et me voie dans cet état.
    
    J’entendais le frottement du fusain sur sa feuille de croquis.
    
    — Je fais une esquisse au fusain et demain, je commencerai le tableau, me dit-elle. Nous travaillerons toute la semaine à ce tableau.
    
    Je ne répondis rien, j’étais trop ému et mal à l’aise.
    
    — Détends-toi et mets-toi à l’aise, fit Geneviève. Je sais que c’est difficile pour toi.
    
    Nous devisâmes ensuite sur la guerre et la situation politique. Je lui exposai mes ...
    ... craintes d’une défaite humiliante pour la France, Geneviève se montra néanmoins satisfaite de la chute de l’Empire et de l’avènement de la République. Je m’en étonnai quelque peu puisque nos familles respectives étaient très conservatrices et n’avaient pas été étrangères, sous la deuxième République, à l’avènement de Napoléon III et au succès du coup d’État de décembre 1851. Cependant, eu égard à son caractère étonnamment indépendant, ses sympathies républicaines n’étaient en définitive pas si surprenantes que cela. Moi-même, avec le dégoût que m’inspiraient de plus en plus et le séminaire, et la carrière ecclésiastique et l’hypocrisie de l’Église en général, je me surpris à épouser la cause républicaine, à l’instar de Geneviève.
    
    — Nous sommes au moins débarrassés de ce crétin de Badinguet, fit Geneviève en pouffant. Après, il sera bien temps de se débarrasser de ces cochons de Prussiens qui campent aux portes de la ville.
    
    Je ris. Avec cette conversation politique, elle m’avait quasiment fait oublier que j’étais nu devant elle et que j’offrais constamment mes fesses à son regard. En même temps, mon érection s’était estompée très progressivement. Geneviève me proposa de faire une pause et d’aller prendre un verre dans le salon avant que le déjeuner ne soit servi, ce à quoi j’acquiesçai.
    
    — Viens donc, alors, m’enjoignit-elle.
    — Euh… Je dois me rhabiller…, balbutiai-je.
    — Je sors de l’atelier. Je t’ai ramené une robe de chambre, que je laisse sur mon tabouret. Tu la mets et ...
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