1. Atelier d'artisanat - 4


    Datte: 02/08/2021, Catégories: mélo, Auteur: Passerose, Source: Revebebe

    ... d’une imposante érection Rodrigo se montre ; l’air triomphant de l’amant vainqueur redresse sa fine moustache et il déclame
    
    — Alors chéri, c’est pour aujourd’hui ?
    
    Je réponds clairement
    
    — Bonsoir Rodrigo
    
    Sylvie me regarde, nous pouffons de rire. Rodrigo se dégonfle, sa chose retombe, il nous imite.
    
    — Bonsoir monsieur Paul. Félicitations.
    
    Il se rajuste, reprend un air digne :
    
    — Ce que femme veut… Vous permettez que j’embrasse la mariée
    
    Il va vite en besogne, je ne veux pas le contrarier en précisant que le mariage consommé n’a pas été proclamé.
    
    — Faites, mon ami, faites.
    
    Il a tenté sa chance jusqu’au bout. Il a bien mérité une dernière accolade de Sylvie et je ne leur en voudrai pas d’avoir une larme aux yeux quand ramassant sa clé de cave sur le guéridon il la remet à Sylvie. Elle lui ouvre la grande porte et le regarde qui s’en va.
    
    — J’ai eu chaud. Heureusement que tu es intervenu. Tu es pensif ? Je t’ai déçu ?
    — Es-tu certaine d’avoir fait le bon choix ? Je n’ai pas à juger ton passé. Ce que j’ai appris me rassure sur notre futur. Encore une indiscrétion et je te laisse ton lundi : combien as-tu distribué de clés ?
    — Elles sont toutes les deux dans mes mains, à ta disposition. Mais à l’avenir tu pourras utiliser la grande porte, aussi souvent que tu le voudras, voici le double de ma clé. Pour mémoire ; Rodrigo, Vincenzo et Marco devaient se refiler cette clé. À la réflexion, il faudra que tu changes la serrure et que je pousse le loquet. ...
    ... On ne sait jamais.
    — Donne-moi une heure, je fais le nécessaire.
    — Tu dormiras avec moi ce soir ?
    — À tes ordres mon amour
    — Alors, je réclame un acompte
    
    .
    
    Je me reprends
    
    — Pourquoi changer aussi vite cette serrure ? Voyons, la porte est munie d’un solide verrou. Si tu laisses une clé dans la serrure, on ne peut pas en introduire une autre de l’extérieur.
    — C’est suffisant ?
    — À condition de bien incliner la clé.
    — Montons, je crois que mon lit nous attend. Ah ! Porte les fleurs s’il te plaît.
    
    Je saisis le bouquet, je le tends. Elle me fixe en se mordant les lèvres :
    
    — Oh ! Toi tu as un problème. C’est bien ce que je redoutais. Ce n’est pas en boudant que nous allons le résoudre. Montons et discutons, ça fait trop longtemps que je t’espérais pour te perdre maintenant.
    
    Sans doute a-t-elle raison. Je souhaitais réfléchir à cette situation nouvelle et en tirer les conséquences. À deux ce sera plus facile et nous aurons des conclusions plus rapides en commun. Nous sommes assis, Sylvie a versé un rafraîchissement ; qui va commencer ?
    
    — Qu’est-ce qui ne va pas, mon Paul. Que crains-tu ?
    — Je te l’ai dit : ce que tu as fait jusqu’à samedi ne me regarde pas : tu n’avais pas véritablement pris d’engagement envers moi, en dehors d’une phrase que tu m’as toi-même rappelée samedi.
    — Et tu penses que j’ai eu une étrange façon de t’attendre avec ces trois garçons. Tu as raison et j’en suis confuse.
    — Non, crois-moi, je ne veux pas juger. Mais je constate deux ...
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