1. Quand on touche le fond


    Datte: 21/11/2020, Catégories: fh, amour, cérébral, consoler, Auteur: Laetitia

    ... femme dans ses bras, de la déshabiller, de l’embrasser. La toucher, la ressentir…
    
    Il dévoila ses seins, les caressa, sentit le bien que ressentait Alice, à ses frémissements, à la chair de poule qui naissait sous ses doigts, aux gémissements qui venaient du fond de sa gorge, malgré le baiser qu’il n’avait toujours pas interrompu. L’entendre…
    
    Il sépara ses lèvres de la bouche d’Alice, il se recula de quelques centimètres pour la découvrir. La voir…
    
    Il se rapprocha à nouveau d’elle, fourra son visage dans ses cheveux, s’imprégna de ses odeurs. Odeurs qu’il connaissait par cœur, toujours le même shampoing, le même parfum sur sa peau qu’elle utilisait depuis des années. Odeurs qu’il avait oubliées, qui lui revenaient. La sentir, la respirer…
    
    Il écarta les cheveux blonds d’Alice, sa bouche chercha un cou, une épaule à embrasser, retrouver chaque petit grain de beauté dont il connaissait l’emplacement exact. La goûter…
    
    Elle le serrait fort de ses deux bras, la tête rejetée en arrière, profitant de chaque pression des lèvres ou des doigts de son mari sur elle.
    
    — Viens sur le lit, lui dit-il enfin en la relâchant, un peu malheureux, toutefois, d’avoir eu à interrompre cet instant hors du temps.
    
    Il l’allongea sur le dos, écrasa du bout d’un doigt, la larme qui coulait sur la joue d’Alice.
    
    — Ne pleure plus, on s’est retrouvés.
    — C’est les plus belles des larmes, des larmes de joie.
    
    Ils se caressèrent longtemps, ne négligeant aucune partie de leur corps. Toujours ce besoin de se redécouvrir, de se remémorer, de raviver, de faire revivre.
    
    Fred enleva la culotte d’Alice, fut étonné de sentir sous ses doigts une importante toison.
    
    — Oui, je sais, je me suis un peu négligé la foufoune ces derniers temps, mais promis, rapidement je me refais le petit ticket de métro que tu aimais tant.
    
    Ils rirent de concert. C’était la première fois qu’ils riaient ensemble depuis plus de six mois. Qu’ils riaient tout court même. Ils avaient oublié les bienfaits du rire, de la joie. Ils retrouvaient ces sentiments simples. Ils étaient à nouveau bien. Ensemble. À l’unisson.
    
    Alice avait pris le sexe de son mari en main :
    
    — Toi, par contre, toujours aussi… Comment dire… hmmmpff, dit-elle, juste avant de l’engloutir.
    
    Les préliminaires furent brefs. Ils avaient tellement envie, elle de le sentir en elle, lui de se sentir en elle.
    
    Le coït fut bref également. Ils avaient été tellement sevrés du corps de l’autre, l’excitation était telle, que l’orgasme vint vite. Elle d’abord, lui rapidement après.
    
    Ils s’écroulèrent sur le lit l’un à côté de l’autre, à profiter de ce moment magique qui suit la jouissance. Ce relâchement des corps. La quiétude qui envahit l’esprit. Ils redécouvraient doucement leur environnement, l’appréhendaient.
    
    Qu’elle est belle dans ces moments-là, se dit-il. Une femme au moment de l’orgasme, est belle. Une femme après l’orgasme est magnifique.
    
    Ils refirent l’amour rapidement.
    
    Épuisés, repus, ils ...
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