1. Le bonheur de Sophie


    Datte: 02/11/2026, Catégories: #historique, ffh, forêt, campagne, soubrette, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe

    ... plus voluptueux. C’est ce qu’aiment les hommes, je crois.
    — J’sais pas si c’est voluptueux, mais c’est encombrant, des pis pareils !
    
    Quand la comtesse fut nue, elle entra vite dans le lit et se cacha sous les draps épais et rêches. Marie commença alors à se dévêtir.
    
    — Que faites-vous donc ? demanda Sophie.
    — J’obéis à mon mari, Madame. Il a dit : « Quand j’arrive, je vous veux toutes les deux à poil dans le lit. » Des poils, vous n’en avez pas beaucoup. Ça doit prendre un temps fou de s’épiler comme ça. Mais j’en ai pour deux, n’est-ce pas ? Et v’là mes gros nichons. Vous les trouvez toujours voluptueux ?
    — Ils sont magnifiques, Marie ! Si j’étais un homme, je voudrais absolument les empaumer.
    — Pas besoin d’être un homme, répondit la jeune femme en entrant dans le lit. Vous pouvez les toucher tant que vous voulez. En attendant que notre seigneur et maître arrive, il faut bien qu’on s’occupe.
    
    La comtesse n’avait jamais touché une femme, ni même eu l’idée de le faire, mais elle n’avait jamais non plus été nue dans un lit avec personne. Sa compagne était chaude et toute proche. Ses grands yeux noirs la regardaient avec attention. Alors elle avança une main, effleura un téton. Puis elle s’enhardit et posa ses deux paumes sur la chair chaude et vivante qu’on lui offrait.
    
    Il y eut ainsi un moment très silencieux, très doux. Les mains de Sophie s’enhardissaient, Marie fermait les yeux et se laissait faire, les deux femmes respiraient un peu plus vite et sentaient ...
    ... l’humidité les gagner. Finalement, un doigt de la comtesse finit par se poser comme une libellule sur le bouton caché de son employée.
    
    — Je n’ai jamais… avec une femme, murmura-t-elle. Et toi ?
    — Si, une fois avec ma cousine. Mais on était des gamines, ça ne compte pas, murmura à son tour Marie.
    — Je voudrais… je voudrais que tu me touches aussi…
    
    Quand François entra dans la chambre, un peu plus tard, les deux femmes avaient disparu sous le drap et il entendit gémir et supplier.
    
    « Ne t’arrête pas ! Oui ! Oui ! Continue ! » disait quelqu’un. C’était assez excitant et il se débarrassa au plus vite de ses vêtements pour rejoindre les baiseuses dans le lit. Sa queue déjà raide fit merveille et fut fêtée comme il se doit.
    
    De l’avis de chacun des trois participants à cet après-midi récréatif, ce fut la meilleure expérience sexuelle de leur vie. Il y eut d’autres fois, à trois ou à deux, mais jamais ce ne fut aussi intense, aussi humide et aussi nouveau que cette première fois. Quand la comtesse prit le chemin du retour, à pied parce que la carriole qui devait la ramener était un mensonge, il faisait nuit. Elle avait les jambes flageolantes qui la portaient à peine, mais pourtant, jamais une promenade nocturne ne lui avait paru aussi belle. Les étoiles lui parlaient de François, les criquets de Marie. Il fallut les hurlements d’un loup pour lui faire finalement accélérer le pas et rentrer au château.
    
    Le comte de Ségur, cet agaçant petit bonhomme qu’elle n’avait jamais ...
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