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Le Club des Objets Perdus (Et Très Mal Récupérés)
Datte: 24/10/2026, Catégories: #exercice, Humour #pastiche, #délire, #érotisme, #fantastique, #volupté, #Collègues / Travail, Auteur: L'artiste, Source: Revebebe
... monde. Monsieur Gérald cligna des yeux. Il regarda ses mains, sa braguette ouverte. Puis Zoé. Puis le casier. Sous le métal, Raoul bourdonnait toujours, tentant de s’échapper avec l’acharnement d’un chien enragé sous stéroïdes. — Très bien. Continuez. Le comité d’hygiène appréciera… votre rigueur. Et il tourna les talons, digne comme si de rien n’était, ignorant le fait qu’il se masturbait, trente secondes plus tôt, dans une salle technique devant une employée à moitié nue. Elle avait survécu. À l’objet. Au lobby orgiaque. Au directeur. Mais elle savait, dans son for intérieur, qu’elle ne pourrait jamais vraiment fuir Raoul. Pas tant qu’il existerait quelque part, dans une boîte, prêt à resurgir… au pire moment. Zoé claqua la porte de son minuscule studio d’un coup de hanche. Elle était trempée. Elle sentait la lessive industrielle, la panique et un peu le plastique fondu. Bref : pas glamour. Sous son bras, le casier métallique. Elle traversa son salon – trois mètres carrés et une plante morte –, et déposa la boîte avec toute la précaution d’un artificier désabusé. Puis elle s’effondra sur son canapé. Raoul émettait encore un petit « brrrrrr », régulier, obstiné, comme un rappel que la paix n’était qu’une illusion temporaire. Elle ferma les yeux et pensa à sa vie avant le Grand Cataclysme Vibratoire. À sa dignité (perdue). À son avenir(incertain). À sa carrière(humiliée). Elle songea aussi à la perspective terrifiante que ce truc puisse un jour ...
... s’échapper. Se répliquer. Déclencher une vague mondiale de luxure incontrôlée. Elle inspira profondément. Puis, d’une voix rauque, résignée, elle murmura : — Je te jure, si tu vibres cette nuit… je te balance dans le sac à Pilou. Un dernier petit « bzzzz » insolent lui répondit. Elle grogna, tira un plaid miteux sur elle, et s’endormit comme une guerrière éreintée, bercée par les ronronnements d’un sex-toy invincible enfermé dans une boîte rouillée. Le calme était revenu. Enfin, pour l’instant. Parce qu’au fond du casier, Raoul… complotait. La lumière pâle de l’aube filtrait à travers les stores. Zoé somnolait en travers de son canapé, le plaid glissé à moitié au sol, ses cuisses nues effleurant le tissu râpeux. Son souffle était lent, profond. Une mèche de cheveux collée à la tempe par une sueur oubliée. Dans cet entre-deux du sommeil, là où le corps parle avant l’esprit, sa main gauche se posa sur sa poitrine tandis que la droite dériva sur son ventre. Puis plus bas. Un soupir flotta dans l’air. Elle ne pensait à rien. Juste à la chaleur qui remontait en elle comme une vague tiède. Son bassin se cambra légèrement. Sa paume épousa un sein, l’explora lentement. Ses membres s’éveillaient par fragments. Peau après peau. Frisson après frisson. Un gémissement discret s’échappa de ses lèvres entrouvertes. Elle écarta les cuisses et laissa ses doigts tracer leur route, découvrir la moiteur douce de son entrejambe vibrant de désir, de plaisir brut. L’un d’eux y ...