1. Premiers émois à la fac


    Datte: 27/09/2026, Catégories: init, #épistolaire, fh, jeunes, école, amour, Auteur: tatamarie, Source: Revebebe

    ... cou de ma mère pour la remercier.
    
    François et moi ferons maintenant l’amour sans appréhension.
    
    Le 21 avril 1970 :
    
    /Chère petite sœur,
    
    François m’a raconté que notre week-end de folie avait été un peu « organisé », ou facilité par sa mère. C’est elle qui avait insisté pour aller passer deux jours chez sa sœur, avait pris les billets. Elle était même allée jusqu’à changer les draps du lit le matin de son départ ! Et le mardi au retour elle avait trouvé ces draps dans le sèche-linge, mais n’avait pas fait de remarque.
    
    Il y a deux jours, en allant chez François, c’est elle qui a ouvert la porte. Mais elle ne m’a pas laissé aller vers la chambre de François, elle m’a guidée vers la cuisine. Comme notre mère, elle est experte en tirage de vers du nez autour d’un café.
    
    J’ai fini par tout lui raconter, que nous nous aimions, et aussi que nous étions amants. Elle avait un grand sourire, elle avait bien entendu déjà tout deviné, et en était très heureuse. Elle m’estimait beaucoup, et trouvait que François avait beaucoup de chance d’être avec moi.
    
    Comme maman, elle est aussi arrivée très vite sur « les précautions ». Quand je l’ai rassuré en lui disant que ma mère m’avait aidé et que je prenais la ...
    ... pilule, elle s’est levée pour m’embrasser, et nous souhaiter tout le bonheur du monde.
    
    Il m’arrive même maintenant de passer la nuit chez François, mais pour le sérieux de nos études il ne faut pas en abuser, on ne dort pas trop quand on est dans le même lit.
    
    Le 10 juin 1970 :
    
    Chère petite sœur,
    
    Bientôt les vacances petite sœur, on va se retrouver. Maman m’a proposé d’accueillir François pendant quelques jours, elle n’était pas explicite, mais je crois qu’elle nous autorise à dormir ensemble, et tant pis pour le qu’en dira-t-on. Tu vas enfin le connaître, je suis sûr qu’il te plaira.
    
    Je vais juste essayer de ne pas pousser de grands cris de jouissance, je crois que cela me fera un effet spécial de faire l’amour dans mon lit de jeune fille, où j’ai tellement rêvé.
    
    Ce récit est extrait des lettres que ma tante a envoyées à sa sœur, ma mère, pendant sa première année en fac de maths. Ma tante a poursuivi ses études, et est devenue professeur dans cette même faculté. Elle a épousé François, et ont eu deux enfants. Lui s’est orienté vers l’informatique. Ils sont décédés il y a quelques années.
    
    J’ai retrouvé ces lettres dans une boîte lors du rangement des affaires de ma mère après son propre décès. 
«12...6789»