1. Premiers émois à la fac


    Datte: 27/09/2026, Catégories: init, #épistolaire, fh, jeunes, école, amour, Auteur: tatamarie, Source: Revebebe

    ... s’appelle François.
    
    Le 12 décembre 1969 :
    
    Chère petite sœur,
    
    Tu sais que j’ai toujours aimé les maths, je suis vraiment contente d’avoir intégré cette fac. Nous avons eu hier un cours extraordinaire, un prof nous a fait tout le cheminement d’Einstein lorsqu’il a construit la relativité restreinte, la démonstration des équations. C’était comme un éblouissement pour François et moi, nous avons tout suivi avec passion, c’est beau les mathématiques.
    
    Le 18 décembre 1969 :
    
    Chère petite sœur,
    
    Je l’ai embrassé, il m’a embrassé, on s’est embrassés. C’était délicieux, ses lèvres sur mes lèvres, sa langue autour de ma langue. J’avais les jambes flageolantes, heureusement qu’il me serait dans ses bras.
    
    Mais il faut que je te raconte.
    
    Nous nous asseyons maintenant toujours côte à côte dans l’amphi, de plus en plus proches. Ce matin sa jambe s’approche de la mienne, comme on dit, il me fait du genou ! Je n’enlève pas ma jambe, je la bouge même un peu de haut en bas, presque comme une caresse.
    
    Je crois que je perds un peu la raison. Chaque fois qu’il est près de moi, j’ai le ventre qui se noue, et, je n’ai pas honte de le dire, mon sexe se crispe, une chaleur se répand dans mon bas-ventre. Il me rend fou ! Ou alors c’est moi qui suis obsédée !
    
    Après le cours, en sortant, il s’enhardit à prendre ma main, que je ne lui refuse pas. En passant dans un coin un peu sombre et écarté sous l’amphi, il m’attire vers lui, et comme si on se connaissait depuis toujours, on ...
    ... s’embrasse. Pas la bise sur la joue, mais les bouches qui se cherchent, les langues qui bataillent. Pour une première fois c’était délicieux, on ne s’est rien dit, mais j’espère que l’on recommencera souvent.
    
    Je vais presque regretter de rentrer à la maison pour les vacances de Noël, je ne le verrai pas pendant deux semaines. Mais je plaisante, je serai tellement contente de te revoir, ainsi que les parents.
    
    Le 14 janvier 1970 :
    
    Chère petite sœur,
    
    Non, pas de honte, moi aussi je me suis caressée.
    
    Mais j’ai eu un peu plus de chance que toi. Te souviens-tu, lorsque notre frère aîné a quitté la maison après son mariage, et que j’ai récupéré sa chambre, il restait deux valises de ses affaires. Bien sûr que je n’ai pas résisté, je les ai ouvertes pour voir, il y avait surtout des bouquins, apparemment il adore la SF. Mais entre les livres il y avait aussi trois revues « coquines », avec des femmes nues, mais aussi, surprise, des hommes avec des femmes.
    
    J’ai compris et appris beaucoup de choses. J’y ai vu des sexes d’hommes tout dressés, et qui entraient dans le vagin des femmes. J’ai vu des femmes avec un sexe d’homme dans la bouche, mais aussi, horreur, dans le petit trou qui sert à déféquer !
    
    Dans les textes entre les photos j’ai trouvé tout un vocabulaire nouveau pour moi : con, conin, grandes lèvres, mouille, cyprine, cul, trou du cul, zob, queue, couilles. Je n’avais pas bien compris certains mots comme fellation ou cunnilingus, mais j’ai imaginé.
    
    Tu ...
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