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Non... rien de rien !
Datte: 24/09/2026, Catégories: fh, hplusag, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... conversation. Je ne suis pas persuadée que le courant puisse passer entre nous. Alors, je me borne à lui répondre. Au bout de quelques minutes, je suis entraînée aussi dans le fil de la discussion. Et lorsque je descends pour regagner le CROUS, sans que j’y prenne garde, elle se tient sur le trottoir à mes côtés. D’un coup, la voici qui éclate de rire. — Regardez ce que vous m’avez fait faire ! — … pardon ? — Ben oui, en discutant avec vous, j’en ai oublié que j’avais encore deux arrêts avant d’être arrivée près de chez moi. C’est un peu fort de café ça. Je me suis plantée et je vais devoir attendre le prochain bus… — Ah zut ! J’ai cru que vous étiez aussi du coin. — Ben non ! Bon, tant pis, je vais patienter. — Je réside là… dans ces bâtiments au fond, j’ai une chambre d’étudiante… Je vous aurais bien proposé un café ou un verre, mais j’ai bien peur de n’avoir que de l’eau… — Ça ne fait rien… un café… et puis je passe si souvent devant ces bâtiments que j’ai toujours rêvé d’en voir l’intérieur. On connaît si mal ses voisins… ou voisines finalement. — Bon, et bien tant pis pour vous. Pour le café, c’est juste de la poudre et il n’est pas génial, mais puisque vous y tenez… venez. Et me voici embarquée en compagnie de cette quasi-inconnue vers ma turne. Elle me file le train et sans rencontrer un seul autre élève, nous arpentons le long couloir qui mène à ma porte. Dans la chambre, elle n’a d’autre choix que de s’asseoir sur mon pieu. Je fais donc chauffer de la ...
... flotte dans ma bouilloire et nous sirotons ce truc pompeusement dénommé « café ». Pour ne pas être en reste, je me suis assise aussi sur mon lit. Et il arrive que, par inadvertance nos deux jambes se frôlent. Si je me retire chaque fois, pourquoi me semble-t-il qu’elle prend un malin plaisir à recoller la sienne à la mienne ? Ce petit jeu est si peu fin que je lève les yeux vers cette blonde plutôt bien foutue. Et ce que je lis dans son regard est très spécial. Tellement que ça me remue les sens. Il faut dire que, depuis quelque temps, ils sont soumis à diverses pressions, surtout chez Paul. Mais ici, dans ma chambre, il s’agit d’une femme qui, visiblement, me fait des avances. Parce que, même muette, je ne suis pas née de la dernière pluie, elle se frotte à moi comme une chatte dans un but bien précis. Ça me perturbe plus que je ne veux le croire. Mince alors ! Son bras se tend alors que son buste se courbe vers le sol. Sa tasse y est abandonnée et sa main revient vers ma patte pour y quérir ce qui l’instant d’avant contenait encore mon brouet noir. Second mouvement du corps courbé et les deux récipients forment un duo sur le plancher. Je reste complètement immobile lorsque le bras de Wanda vient prendre au niveau du pli de son coude mon cou. Très délicatement, elle attire mon visage au-devant du sien. Moi… eh bien, je ferme les yeux dans l’attente de ce que je soupçonne. Et… une bouche très douce se pose sur mes lèvres. Ce baiser, dire que j’ai espéré le même du peintre ...