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Non... rien de rien !
Datte: 24/09/2026, Catégories: fh, hplusag, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... la mienne, sans explications rationnelles. Quand elle me serre dans ses bras, écrasant ma poitrine contre la sienne, c’est seulement maternel. C’est bon aussi de se laisser ainsi choyer et c’est de cette manière qu’un sac de « Chez Christie’s » change de pogne. Elle a réussi son coup. D’une toute petite voix, elle me murmure quelques phrases. — Tu viendras me voir, ma chérie ? Promets-le-moi ! — Je vous le promets. Merci pour ce moment sympa entre femmes. Prenez soin de vous. — Tu… tu ne veux pas me tutoyer ? J’ai l’impression que je suis vieille avec tes « vous ». Et puis… si j’osais… Je viens de sentir le vent qui tourne. Nous y sommes donc ! Rien en ce bas monde n’est fortuit, rien n’est gratuit. La gentillesse cache une autre réalité… je me sens piégée par cette bourgeoise rouée ! Pas d’autres choix que de lui demander ce qu’elle désire. — Oui ? Oui, Dorothy… je t’écoute ! — Viens manger à la maison avec Paul… la prochaine fois que tu iras poser pour lui. Venez tous les deux. Ça fait tellement plaisir à Jean-Marc les visites trop rares de son ami… et je t’avoue que tu me plais. Tu es vraiment cette fille que j’ai toujours rêvé d’avoir… oui ! Si j’en avais eu une, c’est à toi que j’aimerais qu’elle ressemble. — Merci de tes compliments… je verrai avec Paul… s’il est d’accord, pourquoi pas. — Fais pour le mieux… au revoir, ma Claire. Ce n’est pas si méchant. Un instant, j’ai cru qu’elle voulait autre chose. La voiture s’éloigne et je cherche des yeux, dans ...
... les environs, la station de bus la plus proche. Il me faut rentrer au CROUS et les bras chargés de sacs, faire le chemin à pied ne me semble pas une si bonne idée. Qu’est-ce qu’ils ont tous à me tourner autour comme ça ? Paul, Dorothy, son gamin, pourquoi pas son mari du temps que nous y sommes ? Et je suis plantée devant l’arrêt de car à rêvasser à des trucs innommables. Ma vie n’est plus si vilaine après tout. Je suis si prise par mes idées loufoques que je rate deux ou trois rames. Je sors de ma léthargie, rappelée à l’ordre par une voix douce, familière à mes oreilles… — Vous rentrez chez vous ? — Hein ? Oh, pardon, je suis dans la lune. — Oui ! Je vois ça. Ça fait un moment que vous êtes assise là. J’ai fini mon service et rentre aussi. Ça vous plaît vos achats ? — … ben… ce ne sont pas vraiment les miens. — Ah ! Votre maman vous gâte alors ! — Ma maman ? Non ! Ce n’est qu’une… amie ! Oui, Dorothy n’est qu’une amie. — Vous en avez beaucoup des amies comme elle ? Parce que, si c’est le cas, vous pouvez m’en refiler une ou deux ? Je veux bien faire les magasins en leur compagnie. — … Wanda… c’est cela ? C’est votre prénom, j’ai bien retenu… ? — Oui… le bus arrive… vous le prenez ou vous attendez le suivant ? — Non ! Je monte aussi… Le siège au fond du véhicule de transport en commun est large, spacieux, mais surtout vide de tout occupant. Et c’est là qu’elle et moi prenons place telles deux amies de longue date. Je sens bien qu’elle voudrait engager une ...