-
Non... rien de rien !
Datte: 24/09/2026, Catégories: fh, hplusag, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... pressions qui vont garder à l’abri des regards ma peau. Et plus particulièrement mes seins sous leur gangue de dentelle. Le visiteur est déjà là. Je sors de la frêle cloison mobile et le jeune homme m’aperçoit. Comme je me bats encore avec les dernières fermetures de mon habit, il doit penser que nous étions, Paul et moi, occupés à toute autre chose. Mais je m’en tamponne vraiment de ce que pense ce gaillard. Il me fait un signe de la tête, un salut très cavalier. Et je récupère mon sac. La patte de Paul qui se referme dans la mienne y dépose le fruit de mon travail. Mais ce geste ne fait qu’accentuer la fausse impression de son visiteur. Et le nouveau venu m’interpelle alors que je suis presque déjà au niveau de la cage des escaliers. — C’est moi qui te fais fuir, Claire ? Tu n’es pas obligée de te sauver comme si tu avais le feu aux trousses. — Non ! La séance de pose venait de prendre fin, et j’ai des courses à faire… alors bonne fin de journée à tous les deux. Merci, Paul, et à demain, comme prévu ? — Pas de souci… à bientôt Claire… La rue me happe avec ses bruits normaux de fin de semaine. Voitures qui vont et viennent, passants aussi qui martèlent le trottoir que j’arpente moi également, pour gagner la station en face. À quel moment est-ce que je relève la tête en sentant que quelque chose cloche ? Cette grande bagnole qui obstrue le passage, s’est-elle arrêtée à mon intention ? Ai-je dévié des clous ou est-ce que j’ai traversé au feu rouge ? Et je la ...
... vois, elle ! Cette femme me rappelle vaguement quelqu’un, et je fouille dans ma mémoire. De toute évidence, ces signes de la main et son sourire sont bien dirigés vers ma petite personne. Coupe de cheveux à la « garçonne », chevelure d’une teinte oscillante entre auburn et roux, une image s’impose d’un coup à mon esprit. Je la remets. Dorothy, la mère du loustic qui vient de monter chez Paul. Elle ouvre sa vitre et me hèle au beau milieu de la chaussée… — Claire ! Claire, c’est bien vous ? Venez ! Montez, je vous ai reconnue à la dernière seconde. Venez, je suis mal rangée… — … mais… — Allez, ne vous faites pas prier, montez. Pourquoi est-ce que je fais ce qu’elle veut ? Je longe la voiture par l’arrière et m’installe gentiment sur le siège passager, à ses côtés. La première chose que je repère en grimpant dans sa tire, ce sont ses jambes. Elle aussi est court vêtue, mais elle a gainé ses gambettes de noir. Bas ou collants ? Peu importe, l’effet est le même. Dès que je suis assise, elle embraye et nous voilà toutes deux, dans le flot des usagers des voies urbaines. — J’ai déposé Martin chez notre ami commun ! Et je suis allée faire demi-tour un peu plus haut au rond-point. C’est en revenant que je vous ai aperçue. Je suis contente de vous revoir. Je vais faire les magasins et je vous embarque avec moi… ça ne vous embête pas ? — … euh… ben… — Oh, s’il vous plaît ! Nous avons tant de choses à nous raconter, vous savez… et puis, pour une fois que je peux courir les ...