1. Non... rien de rien !


    Datte: 24/09/2026, Catégories: fh, hplusag, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe

    ... moi, c’est juste un apéritif, j’aurais bien besoin d’un truc… plus consistant.
    — Non ! Je ne fréquente pas trop les autres locataires… si je veux bosser, j’ai besoin de tranquillité, tu saisis.
    — Vu comme ça, bien sûr… mais tu… pas même un joujou ?
    — Un quoi ?
    — Un jouet… tu sais, on en trouve de tellement réalistes, de terriblement bien foutus et si pratiques. Ils offrent des tas d’avantages et, dans ton cas, celui de ne pas avoir recours à tes voisins de piaule. Parce que tu as raison de ne jamais mélanger le boulot et le cul, ça évite des tas de problèmes.
    — Tu en as toi des… trucs dont tu parles ?
    — Un ou deux… Passe chez moi à l’occasion et je te ferai voir… essayer peut-être aussi si le cœur t’en dit. Et puis… on pourrait même un de ces quatre matins aller en choisir un tout neuf pour toi, je sais où dégoter ce genre de… nanan !
    — Tu as un petit copain, toi, Wanda ?
    — Ouais… un casse-croûte que je vois par intermittence. Pour les urgences en quelque sorte. Oui… pas un officiel. Je tiens à garder les coudées franches. Tu fais quoi comme études ?
    — Du droit…
    — Ah ? Et tu as déjà une idée du boulot qui te brancherait ?
    — Oui… avocate ou quelque chose dans ce milieu…
    — Ça doit être chiant non, tes cours. Moi et les études…
    — Tout le monde ne peut pas vendre des fringues de luxe…
    — Oui, bien sûr. Mais je ne me plains pas, tu sais, les femmes qui viennent chez nous sont plutôt friquées… et je gagne pas trop mal ma vie. C’est vrai aussi que, parfois, il a de ...
    ... bons côtés… ce soir par exemple !
    — Ça t’arrive souvent ?
    — De quoi ? Tu veux parler de ce que nous venons de faire ?
    — Oui… tu l’as déjà fait… avec des clientes ?
    — Pour faire court… oui ! Certaines pas toujours très jeunes sont généreuses quand elles sont satisfaites. Contrairement aux idées reçues, certaines dames ne trompent pas leur mari avec seulement des mecs… Je fidélise la clientèle en quelque sorte. Mais pour toi… c’est juste un coup de cœur, tu vois ! Une envie, un coup de folie depuis que je t’ai vue en culotte là-bas, à la boutique.
    — Tu as une conception très particulière de ton métier de vendeuse, donc ?
    — Ben… disons que ça a quelques avantages et puis… ça me permet d’acheter du vrai café… À ce propos, tiens, voici mon adresse et mon zéro six ! Si un de ces soirs tu te sens trop seule… tu me passes un coup de bignou et on se fait une sortie toutes les deux. Une visite des bas-fonds de notre bonne vieille ville… et on te dénichera un compagnon discret… comme ça pas besoin de détourner les étudiants du droit chemin…
    — Pourquoi pas ? Mais je ne te promets rien. Tu sais, mon passage « Chez Christie’s » relève du miracle, tu vois où je vis…
    — Oh ! Mais tu pourrais vivre tellement plus à l’aise… enfin, passe si tu veux, mais surtout, préviens-moi avant par téléphone. Que je sois là…
    
    Je me refringue sommairement et raccompagne la belle blonde à la station de bus. Cinq ou six minutes plus tard, d’un geste de la main, elle s’éloigne dans la nuit, me laissant ...
«12...91011...»