1. Le Calendrier de Noël


    Datte: 19/09/2026, Catégories: #historique, #initiation, #romantisme, #rencontre, #couple, fh, hplusag, enceinte, campagne, amour, Voyeur / Exhib / Nudisme BDSM / Fétichisme caresses, facial, Oral pénétratio, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    ... est pratiquement vide ?
    
    Lorsque le paysan retrouve Isabella à la taverne, une heure et demie plus tard, il lui offre un épais collant de laine.
    
    — Vous aurez moins froid avec ça ! Allez aux toilettes pour l’enfiler, je m’occupe de votre enfant.
    
    Les yeux au bord des larmes de ce cadeau inespéré, Isabella décide d’accorder sa confiance au généreux géant. Elle lui confie José. Le paysan est sans doute plus habitué à charrier des charges lourdes qu’un bambin remuant de quelques petits kilos, mais il se montre doux et cajole délicatement le poupon.
    
    Après être passée à sa masure récupérer ses quelques affaires, Isabella découvre son nouveau gîte. Une maison simple, mais chaleureuse. Un chat noir somnole sur un tapis de laine près de la cheminée où rougeoient encore des tisons qui maintiennent au chaud un chaudron bouillottant. Avant tout chose, l’homme réactive le feu qu’il nourrit avec quelques bûches.
    
    — Approchez-vous, réchauffez-vous tous les deux, dit-il en avançant vers l’âtre un lourd fauteuil tapissé de velours.
    
    Alors qu’Isabella se réconforte avec José près de la cheminée, il lui offre une tasse de chocolat chaud qu’il vient de préparer. Elle boit son lait à petites gorgées et observe son hôte. Dans la chaleur du logis, ses traits se sont détendus et il lui apparaît bien moins ridé qu’au premier abord. Plus jeune aussi. Elle s’interroge sur son âge. Trente-cinq, quarante ans ?
    
    — Je m’appelle Pedro, j’ai trente-quatre ans et je vis seul ici, dit-il en ...
    ... lui souriant. Et vous ?
    — J’ai presque dix-huit ans et je me prénomme Isabella. Et voici José, mon fils.
    
    Pedro hoche la tête avec bienveillance. Il est clair qu’il n’a pas l’habitude de recevoir de la compagnie, mais son accueil est sincère. Il fait visiter la maison à son invitée, la chambre notamment où elle pourra dormir avec José, le lit, certes étroit mais pourvu d’un énorme édredon. Il lui montre le loquet qui lui permettra de bloquer la porte si elle devait craindre quoi que ce soit de lui.
    
    — Mais bon, ce n’est qu’un loquet, pas un solide espar. Et je me dois d’être honnête, un bon coup d’épaule et je pourrais entrer si je le voulais. Mais je ne le ferai pas. Jamais ! Je suis honnête homme. Pour le reste, mes vaches, mes cochons et autre bétails et les travaux de la ferme m’occupent toute la journée et je me couche tôt le soir. Je ne serais pas bien souvent dans vos jambes…
    
    De retour dans la salle principale, cuisine, salle à manger, salon et, dans un coin, protégée par un rideau, une salle d’eau-buanderie rudimentaire, Pedro interroge timidement sa jeune invitée sur ses origines. Isa raconte sa triste histoire, en détail, sans rien omettre ou presque. Pedro compatit silencieusement à chacun de ses déboires. Elle voit son visage s’empourprer et ses poings se serrer aux mensonges de Gabriel, à l’agression du fils de Carmen.
    
    — Vous serez bien loin de chez vous pour Noël, conclut-il gravement. Mais, s’il vous plait, ce n’est pas une raison pour être triste ...
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