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Le Calendrier de Noël
Datte: 19/09/2026, Catégories: #historique, #initiation, #romantisme, #rencontre, #couple, fh, hplusag, enceinte, campagne, amour, Voyeur / Exhib / Nudisme BDSM / Fétichisme caresses, facial, Oral pénétratio, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
Le Calendrier de Noël Près du village d’Alquezar niché au cœur des montagnes de la Sierra de Guara, une jeune femme câline tendrement José, son bébé âgé de quelques mois. L’hiver a revêtu la montagne d’un manteau de neige épais, et le vent siffle entre les pins comme un chant de mélodies lointaines. Les journées sont courtes déjà, et les nuits, longues et froides, mais au fond de la triste masure d’Isabella, un feu brûle dans la cheminée, réchauffant péniblement l’atmosphère mais lançant de joyeux crépitements. Malheureusement, la réserve de bois est épuisée et la neige épaisse interdit tout espoir de ramasser des branches mortes. En cette fin d’année 1938, cette neige, tombée en abondance depuis trois jours, est source d’angoisse pour la jeune femme. L’hiver s’est installé bien tôt dans les montagnes et sa situation devient dangereusement précaire. À l’automne de l’année précédente, lorsqu’elle avait avoué être enceinte, son noble père l’avait chassée de sa maison. Elle avait alors fui sa ville natale qui semblait de plus en plus éloignée de ses rêves de paix. Saragosse était aux mains des nationalistes qui patrouillait régulièrement dans les rues. Isabella avait beaucoup marché, pendant des semaines, passant d’un village au hameau suivant, quémandant sa pitance, un coin pour s’abriter, un travail quelconque. Elle avait réussi à passer les mois les plus rudes dans un relatif confort, dégottant çà et là des petits emplois et des hébergements presque décents. Mais ...
... dès février, sa situation était devenue beaucoup plus précaire. Les portes se refermaient sur son nez, les habitants toisant la pauvrette dont le ventre s’arrondissait de jour en jour : la jeune fille, vu son état, ne pouvait leur être d’aucune utilité, elle ne serait qu’une charge grandissante dans les semaines suivantes et surtout lorsque l’enfant serait né. Une pauvre et brave petite vieille, Carmen, l’avait heureusement accueillie plusieurs mois. C’est chez elle qu’elle avait accouché d’un garçon en avril, José. Un enfant bien chétif et malingre qui avait cependant survécu : bien que malnutrie, Isabella n’avait pas de problème pour allaiter le petit qui avait rapidement trouvé bonne vigueur. Mais le fils de la vieille dame, maquisard républicain, était revenu chez sa mère à la fin du mois de juillet. Très vite, le bonhomme s’était mis à tourner autour de la belle jeune femme brune, se montrant de plus en plus pressant. Un soir, soûl, il avait tenté de la prendre de force, mais Carmen, alertée par les cris de sa protégée, était intervenue à temps. Isabella avait alors rassemblé ses quelques affaires et s’était enfuie en catimini dans la nuit. Elle avait repris sa pérégrination hasardeuse vers les montagnes. Ses pas l’avait menée bien haut, à près de 700 mètres d’altitude, jusqu’au joli village d’Alquezar. Sans doute aurait-il été plus sage pour elle et son petit de redescendre vers la plaine où l’hiver serait moins rude. Mais les montagnes lui paraissaient être un ...