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Le loser magnifique
Datte: 14/09/2026, Catégories: Humour #pastiche, #personnages, bizarre, nopéné, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... orange. @@@@@@@@ Évidemment, on s’est fait virer comme des moins que rien, bande d’enfoirés ! Sur la route qui nous mène jusqu’à la maison de M et Mme Krabansky, nous faisons un peu connaissance, elle se nomme Ju. Waldo ne desserre pas les dents, toutefois, sans exploser, il lui dit : — C’est pas bien ce que vous faites Madame Ju, c’est pas bien de vouloir niquer les gens jusqu’au trognon… Je renchéris : — Je ne comprends pas pourquoi vous faites ça, madame Ju. Et elle, du tac au tac, balance : — Parce que mon mari ne sait pas me baiser, ce qui n’est pas le cas de mon amant. Et vous, Duc, vous sauriez bien me baiser ? Un silence gênant s’installe, je cherche mes mots, ne pas paraître pour un mégalo : — Euh ouais, je pense… enfin je crois. — Eh bien, c’est 200 balles la passe. 200 balles la passe, c’est pas gratuit mais peut-être bien que cela les vaut… je dois réfléchir. Heureusement, nous arrivons devant chez les Krabansky. Putain, ça sent la chocolatine ! Ça me donne faim, je laisse madame Ju passer devant et lorsque la porte s’ouvre, cette femme amoureuse se jette dans les bras de son mari les larmes aux yeux. — Oh ! Mon amour ! Qu’est-ce que j’ai eu peur ! Heureusement que Monsieur Duc et monsieur Waldo étaient là. Ils m’ont sauvé la vie ! Oh ! Si tu savais comme j’ai eu peur ! Punaise, c’est bluffant comme les femmes savent jouer la comédie… ça me laisse un peu pantois. Il ne me paraît pas bien à l’aise le Geoffrey, il a l’air ...
... un peu effrayé. — Oh mon chéri, j’ai besoin d’une bonne douche… Tu récompenses ces si gentils messieurs et tu me rejoins ? Nous laissant seuls à trois. — Ah bin ça alors… Je n’arrive pas à y croire… Je ne pensais pas… En fait, ce ruffian espérait que je me plante et ne ramène pas sa femme. M. Krabansky avait vu en moi un loser magnifique qui foirerait à coup sûr la mission. — Bon, vous nous offrez une p’tite vodka orange ? @@@@@@@@ Goeffrey nous expliqua qu’il n’en pouvait plus de sa nymphomane de femme, il était rincé, vidé, les couilles comme des raisins secs. En plus de ça, elle était vénale et dépensière. — Mais vous n’auriez pas pu faire ce qu’on attendait de vous ? Se plaignit-il. Mon Waldo, lui, était resté bloqué. Il ne cessait de répéter : « bande de fous », le disque rayé : « bande de fous »… Bin merde, pour une fois qu’on attendait que je me plante, je me plante en ne me plantant pas. En revenant chez moi, après avoir déposé Waldo, je me suis roulé un p’tit spliff, et je me suis planté dans un platane. — Bordel, ma caisse… Je me lamente pour la forme, mais avec le fric que j’ai, je vais pouvoir m’en acheter une nouvelle, alors, c’est pas grave. J’ai continué à pied, avec mon nouveau tapis sous les aisselles et 1 125 € en poche (les autres 1 125 € dans celle de Waldo). Je suis à deux ruelles de mon appartement quand des loubards de bac à sable au nombre de cinq viennent à m’enquiquiner. — Bin alors, le monsieur, il en a un beau ...