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Le loser magnifique
Datte: 14/09/2026, Catégories: Humour #pastiche, #personnages, bizarre, nopéné, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
Midi, je viens juste de me lever… Woh, la gueule de bois ! Vindjiou. J’ai du mal à ouvrir les yeux. Bon, j’ai pas le choix, je vais devoir en passer par l’aspirine… Voyons voir dans mon frigo. Je n’ai plus de jus d’orange, reste un fond de vodka. Comme on combat le mal par le mal, je vais me préparer une p’tite vodka orange pour faire passer le goût du cachetar’. Juste en dessous de chez moi, il y a une petite épicerie où je trouverai mon bonheur. Pour l’instant tout va bien, on est le cinq du mois, je viens de recevoir les allocs, j’ai pas de problème de flouze. Je vais pouvoir me réapprovisionner. Le temps de me couvrir de mon peignoir, de tirer une dernière taffe du joint que j’ai fumé hier et me voilà chez Ed l’épicier. Ed a l’habitude de me voir dans mon costume trois pièces : bermuda, t-shirt Bob Marley, peignoir. Costume que je sublime par le port de Charentaises. J’en ai rien à fiche du regard des autres. Moi je suis à l’aise comme ça et c’est tout ce qui compte. — Salut Duc ! Me dit-il lorsque j’entre dans son échoppe. Duc, c’est comme ça qu’il faut m’appeler. — Oh, je vois que tu as mis ton peibleu, continue-t-il très spirituel. — Non Ed, mon peignoir n’est pas bleu, il est marine… lui réponds-je. Putain merde quoi ! — Tu sais duc, tu n’es pas obligé d’autant jurer, se lamente-t-il. — Mais bordel, qu’est-ce que tu m’racontes ? — Non rien Duc, reste le même… J’ai trouvé ce que je cherchais, du jus d’orange et de la vodka polonaise. J’aime ...
... pas la russe, j’ai un palais, moi ! En parlant de palais, mon chez-moi est situé au deuxième étage d’une petite résidence HLM, un p’tit cinquante mètres, tout confort, un sofa en velours beige devant une téloche à tube cathodique sur laquelle j’ai placé une antenne qui fonctionne à l’aide d’une fourchette. Une table de salon idéale pour placer mes pieds en buvant une p’tite vodka orange. Les doigts de pieds en éventail sur mon beau tapis persan, je m’apprête à faire une petite sieste. Ce soir, il faut que je sois en forme, l’équipe a besoin que je sois à 100 %. Ce soir, la compétition de billard américain va battre son plein. Ce soir, c’est les quarts de finale. Waldo et moi-même sommes confrontés à « les Plussacs ». Le blaze de leur équipe vient de leur nom, ils sont frangins, Georges et Henri Plussacs. Ouais, leur blaze fait rire, mais ils ne sont pas à prendre à la légère, ils ne sont pas mauvais du tout, les bougres. Waldo, lui, s’en contrefiche un peu, il est trop sûr de lui, mon Waldo. Quelqu’un frappe à la porte. Putain, fais chier… J’ai pas le temps d’ouvrir complètement que je me prends une claque de cowboy entre les deux oreilles qui m’envoie valdinguer deux mètres plus loin. Deux hommes de main entrent dans ma pièce, l’un d’eux m’attrape par ma longue barbe et me mène aux chiottes. Woh, le salop me fourre la tête dans la cuvette et tire la chiasse (euh, non, la chasse !) ! — T’as voulu jouer au con Krabansky, maintenant, il va falloir payer ...