1. Le loser magnifique


    Datte: 14/09/2026, Catégories: Humour #pastiche, #personnages, bizarre, nopéné, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    ... connais bien mon Waldo. Ça va dégénérer !
    
    Nous passons chez Monsieur Krabansky pour prendre le flouze.
    
    — Ah Monsieur Krabansky, me dit-il en m’accueillant un peu plus chaleureusement que la dernière fois.
    — Je ne suis pas monsieur Krabansky. C’est vous monsieur Krabansky. Moi je suis le Duc, c’est comme ça qu’il faut m’appeler. Ou alors… ça ou… j’sais pas, le grand Duc ou… l’Archiduc ou… Votre Altesse si vous êtes porté sur les titres.
    
    Une fois cette formalité passée, je téléphone à Monsieur Epéda et prends rendez-vous le soir même.
    
    — Venez avec les 2500 boules et venez seul.
    — Ouais mais euh non…
    
    Je n’ai pas le temps de lui dire que je serais accompagné de mon pote qu’il me raccroche au nez. Bordel.
    
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    On a deux heures à tuer, alors, on va au billard.
    
    — Moi, je dis qu’il faut garder le pognon pour nous.
    — Et qu’est-ce qui va se passer pour cette femme, hein ? Tu as pensé un peu à cette pauvre femme ?
    — Réfléchis Duc, il en a rien à cirer de sa femme, sinon, pourquoi il a fait appel à toi ?
    — J’en sais rien, mais je t’en prie, va jusqu’au bout de ton idée…
    — On va filer à l’autre marchand de literie, 2 500 € de billets de Monopoly en échange de sa femme. Et comme ça, nous, on garde le blé et l’autre métèque récupère sa femme, hop ni vu ni connu.
    — Ah ça c’est un super plan ! C’est une petite merveille ton plan si j’ai bien compris. On peut dire que c’est de la mécanique de précision.
    — Oh oui, c’est ça la beauté de la ...
    ... chose, c’est sa simplicité. Quand un plan est trop complexe, neuf fois sur dix il foire.
    — Putain tu fais chier Waldo !
    
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    Arrivés chez Epéda beau sourire, on s’installe sur des canap’ en cuir de vache, classe. Les deux crétins sont là, l’air sérieux, dissimulant ce que je crois être une arme dans leur veston.
    
    Tic tac, tic tac.
    
    Un silence plane.
    
    Arrivent enfin le maître des lieux accompagné d’une belle femme, la quarantaine sonnante, un peu en sueur, tous les deux débraillés comme s’ils s’étaient habillés prestement.
    
    S’adressant à nous tandis qu’il se sert un scotch et un Baileys à Madame Krabansky :
    
    — Ainsi, c’est vous Monsieur Krabansky ?
    — Nan, moi, c’est le Duc.
    — OK, Duc, je vais aller droit au but, vous avez mon fric ?
    
    Pour toute réponse, je lui montre l’enveloppe avec les billets à l’intérieur. Un des gardes s’en empare et Waldo ajoute :
    
    — Inutile de compter, vous pouvez faire confiance.
    
    Epéda retrouve son beau sourire et continue de nous expliquer :
    
    — Bon, vous l’avez compris, Madame Krabansky et moi entretenons une liaison. On compte bien piquer tout le pognon du bouffeur de pain. Alors vous, vous allez juste oublier ce que vous savez, kapich ?
    
    Putain, je comprends mieux comment font les riches pour devenir riches, c’est des salops de voleurs ! C’est magouille et compagnie ! Je regarde Waldo qui serre les poings pour ne pas exploser, cependant, il garde un sourire de façade.
    
    — Euh… j’prendrai bien une vodka ...
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