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Le pavillon de chasse
Datte: 17/06/2026, Catégories: #historique, fh, bain, campagne, amour, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
... énumérées avec beaucoup d’enrobage autour, mais je pense avoir compris la teneur principale du message. Même si elle ne m’a pas dit clairement si elle m’aimait tout court, mais c’est déjà un grand avantage qu’elle souhaite se marier avec moi plutôt par inclination que par nécessité ou pour des raisons pécuniaires. Toujours assise à côté de Louise-Françoise, je décide de reprendre la main, ayant toujours ses doigts entremêlés aux miens : — Louisette, vous permettez que je vous appelle ainsi ? — Ça me convient… ça me rappelle mon enfance… — Ce n’est pas précisément votre enfance que j’ai en tête, mais plutôt la femme adulte qui est à côté de moi. — Que souhaitez-vous me dire, Antonin ? Je me jette à l’eau, ce qui me rappelle des souvenirs assez récents et humides : — Vous allez peut-être me trouver étrange, Louisette, mais j’ai des requêtes à formuler. — Oh, vous êtes presque toujours étrange, Antonin. J’ai souvent l’impression que vous venez d’un lointain siècle passé ! Je me mets à rire : — Ma fille pense plutôt qu’elle et moi aurions dû naître dans un siècle futur. — C’est vrai aussi… Comme on le dit dans le bas peuple, ça passe ou ça casse, mais au moins, les choses seront claires et nettes, sans faux-semblant : — Depuis le décès de mon épouse, je ne me suis pas remarié, car pourquoi le faire si je puis avoir diverses aventures ? Mais je n’ai pas définitivement fermé la porte. Intriguée, elle frémit un peu : — Que faut-il pour que cette ...
... porte s’ouvre vraiment à nouveau ? — Si je deviens à nouveau un mari, ce n’est pas pour être obligé d’aller chercher mon plaisir ailleurs. On parle de devoir conjugal, mais il existe aussi le plaisir conjugal… Louise-Françoise baisse les yeux pudiquement : — Je crois en avoir eu un petit témoignage… — Je suis comme un ogre, Louisette, il m’en faut plus, toujours plus… — Je… je comprends… Lâchant ses mains, je pose à présent mes mains sur ses épaules presque dénudées, elle frémit un peu à nouveau. Je lance ma grande phrase : — Je cherche une épouse, une maîtresse, une amante, une libertine, une femme qui soit plusieurs femmes en une seule. Je cherche celle qui me soit complémentaire. Elle me regarde droit dans les yeux : — Vous êtes exigeant, Antonin… — Je n’ai pas encore révélé tout le fond de ma pensée, Louisette… — Oh, je crois en avoir une petite idée… Vous cherchez aussi une poupée, une dévergondée, et bien d’autres rôles encore… Décidément, Louise-Françoise m’étonne, et plutôt en bien. Mes mains toujours posées sur ses épaules, je réponds placidement : — Vous n’avez pas tort. C’est pourquoi je préfère vous mettre en garde, si vous persistez dans votre étrange projet. — Un étrange projet pour un étrange homme, ça s’accorde, ne croyez-vous pas ? — Comme vous l’avez si bien dit, chère Louisette : je vous l’accorde. Mon interlocutrice a fait un bon bout de chemin. Pour l’aider et compenser, je sens intuitivement que c’est à moi de continuer ...