1. Le pavillon de chasse


    Datte: 17/06/2026, Catégories: #historique, fh, bain, campagne, amour, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... m’assieds à la table, ouvrant le sac que j’ai déposé un peu plus tôt.
    
    — Et si nous passions à table ?
    
    Comme je suis un homme assez prévoyant, j’avais embarqué avec moi un peu de nourriture et de boisson. Pas grand-chose de raffiné, mais de quoi nous sustenter : du pain, du fromage, de la viande séchée et aussi des poires.
    
    Serrant bien son peignoir contre elle, Louise-Françoise me rejoint à table :
    
    — Vous vous baladez toujours avec de la nourriture ?
    — Pas toujours, mais comme nous avions prévu une balade à presque trois lieux du château, je me suis dit qu’il aurait pu nous arriver un impondérable qui nous empêche de revenir en temps et en heure.
    — Vous avez bien fait… Le pire, c’est par ma faute, si nous devons rester ici.
    — Vous faites erreur : l’orage aurait été sur nous, quoi qu’il arrive.
    
    Tout en parlant de bien des choses, nous mangeons ce que j’ai apporté, même si ce n’est pas un repas de haute volée. Dehors, l’orage sévit avec ses gros nuages noirs. Le feu et les chandelles éclairent comme ils peuvent la pièce.
    
    Le repas étant achevé depuis un certain temps, je me redresse et je propose :
    
    — Bon, et si nous allions dormir ?
    — Dans… dans le même lit ?
    — Vous en voyez un autre ?
    — Euh… non…
    
    Je mets les points sur les i :
    
    — Ne comptez pas sur moi pour dormir par terre ou sur une chaise. Vous dormirez de votre côté et moi du mien, c’est aussi simple que ça.
    
    Tout en rougissant, elle me regarde d’un air étrange :
    
    — Je… je suis si peu ...
    ... attirante ?
    
    Je suis assez surpris par sa réflexion, mais je réponds calmement :
    
    — Je n’ai jamais dit ça, Louise-Françoise, absolument pas. Et même si j’ai participé à diverses guerres, je n’ai guère des manières de soudard.
    — C’est… c’est tout à votre honneur.
    
    Je manipule le lit pour mieux le rapprocher de la cheminée. Je retire ensuite les chaufferettes que j’avais glissées dedans. J’allume une petite lampe à huile déjà posée sur un chevet. Puis, en même temps, nous entrons dedans, chacun de notre côté. Je constate avec plaisir que les draps ne sont ni froids ni humides. C’est déjà ça de pris.
    
    Adossés à de gros oreillers avec des couvertures roulées derrière eux, nous sommes tous les deux presque assis dans le lit, sous les draps, regardant l’âtre dans lequel brûlent actuellement deux bûches. Il faudra que je n’oublie pas d’en ajouter une autre en pleine nuit, les matinées restant fraîches. Dehors, il pleut toujours, ce qui a fait chuter plus encore la température.
    
    Nous avons gardé nos peignoirs, nous devisons à nouveau d’un peu de tout et de rien.
    
    Soudain, Louise-Françoise se met à frissonner. Elle se rapproche un peu plus de moi. Après quelques minutes de bavardage, elle pose incidemment sa tête sur mon épaule :
    
    — Je peux rester ainsi ?
    — Pas de souci…
    — Merci…
    
    J’ignore la raison exacte qui lui fait poser sa tête ainsi contre moi. Un besoin de chaleur, humaine ou pas ? J’ai renoncé à comprendre la gent féminine depuis un certain temps, je me contente ...
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