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Défigurée
Datte: 14/06/2026, Catégories: fh, gros(ses), handicap, Auteur: Foretdorient, Source: Revebebe
... très volubile. La conversation s’oriente vers ses lectures qui semblent la passionner. Je me sens complètement inculte, car je ne connais aucun des auteurs auxquels elle fait référence. Depuis le covid, elle bosse en grande partie en télétravail depuis chez elle, ce qui explique qu’elle ait transformé son living en bureau. Elle fait de la photocomposition et sous-traite pour une imprimerie du coin ; les écrans de son ordi sont gigantesques. Elle me fait une petite démonstration en me dévoilant quelques aspects techniques de son métier auxquels je ne comprends fichtre rien. Une vraie pipelette, concernant son boulot, elle est intarissable, le temps passe à vitesse grand V. — Ça te dit si on se fait livrer des pizzas ? Je proteste pour la forme, je ne veux pas la déranger, je dois rentrer chez moi. Mais elle insiste lourdement, la cause semble entendue. Deux heures plus tard, elle entame le second pack de bière : — Tu vas rester dormir ici, je ne veux pas que tu repartes alcoolisé. Sur ce point, je crois qu’elle a raison, j’ai un peu trop bu et ne tiens pas bien l’alcool, mais je me vois mal dormir dans ce merdier. Elle repousse les piles de livres vers le mur et s’acharne un moment sur le canapé-lit. J’essaie de l’aider, mais au bout d’une dizaine de minutes d’effort, force est de constater qu’une des barres du couchage est tordue et qu’il est impossible de le déplier. — À la guerre comme à la guerre ! Tu n’as qu’à dormir avec moi dans mon lit, on va ...
... faire ça à la bonne franquette, proclame-t-elle avec un petit sourire espiègle. Elle me propose d’utiliser sa brosse à dents, « Je crois que je n’en ai pas d’autres ». Je me lave tant bien que mal les quenottes avec les doigts. À l’instar du reste de l’appartement, la salle de bain est remplie d’une multitude de choses qui n’ont rien à y faire. J’ai l’impression que l’endroit est trop exigu pour elle et qu’elle accumule beaucoup trop d’objets. Je la retrouve qui bataille dans son placard, elle essaie de me trouver un pyjama. Elle finit par en dégoter un qui s’avère vraiment trop juste, vu les mensurations. — Je l’avais acheté pour un monsieur qui venait me voir de temps en temps, croit-elle utile de se justifier. Mais, ça fait bien longtemps qu’il ne vient plus. J’ai l’impression qu’elle m’observe du coin de l’œil dans l’attente d’une réaction. Comme je ne suis pas spécialement curieux concernant la visite de cet homme, elle enchaîne : — À l’époque, je fréquentais un site pour femmes de ma corpulence, j’avais besoin d’un peu de compagnie. Mais, ça m’a apporté surtout des ennuis. Quand les hommes voyaient ma sale gueule, ça ne durait jamais bien longtemps. J’avais beau les prévenir avant, ils paraissaient toujours surpris. En plus, ils le voyaient bien sur les photos de mon profil que j’étais difforme ! — Je ne trouve pas que tu aies une « sale gueule ». — Tu es gentil, tu as toujours été gentil avec moi… Tu peux dormir en slip ou même à poil si tu préfères, ça ...