1. L'ours : un cri dans les bois.


    Datte: 11/06/2026, Catégories: #fantastique, #confession, bizarre, forêt, amour, fsoumise, cérébral, zoo, Auteur: Dick Laurent, Source: Revebebe

    ... restes de présence humaine. Il y avait là des déjections animales sèches et une forte odeur, celle de l’ours. J’ai été prise de panique. Tout s’est noué au fond et moi, mon ventre s’est contracté, s’est relâché, la colique m’a prise. J’ai baissé ma salopette et, les seins nus au milieu de la forêt, je me suis vidée les entrailles. Je savais que des témoins invisibles avaient assisté à la scène. Je savais aussi que ce n’était pas seulement la peur qui m’avait nouée, c’était aussi un acte d’allégeance bestiale que je faisais en mélangeant mes déjections avec celles de la bête. Elle était là, j’en suis sûre !
    
    J’ai couru vers la voiture où je me suis réfugiée en panique. J’ai appuyé sur le klaxon, longuement pour écarter le danger. La panique s’est peu à peu atténuée. J’ai repris le dessus, j’ai mis le moteur en marche, j’ai accéléré et je suis rentrée à la maison.
    
    J’ai pris une longue douche chaude pour reprendre mes esprits, mais rien n’y faisait. Je revoyais l’ours, la cabane, les images de mon cauchemar. Mon ventre réclamait aussi la part sexuelle qui lui était nécessaire et que la terreur ressentie avait occultée. Je suis montée à l’étage, je me suis assise à l’endroit de mon rêve, j’ai fermé les yeux. J’étais à la fois là et aussi dans la forêt, sous l’effet des caresses, mon sexe s’est ouvert et a exigé la pénétration, j’y ai introduit deux doigts, je me suis pistonnée comme si c’était un sexe d’homme. Je voulais m’ouvrir plus, alors un troisième et quatrième doigt ...
    ... s’est enfoncé avec rage. Je voulais le plaisir, mais aussi la douleur. Quand ma deuxième main a caressé mon bouton, le plaisir m’a anéantie, brutal, violent, impérieux. J’ai ouvert les yeux, j’étais allongée sur le parquet, fourbue, hagarde. Tous les bruits dans ma tête, toutes les images s’étaient effacées. Le monde semblait avoir retrouvé son ordre.
    
    L’emprise de l’animal s’exerçait sur moi par période. Souvent, nous nous ignorions puis sans crier sa présence se faisait obsédante dans mes rêves et aussi dans mon quotidien. Je savais que parfois il s’approchait de la maison, silencieux, furtif. Il laissait par ses traces de pas dans l’humus, ses traces de griffes sur les arbres, des preuves tangibles de sa présence. La nuit dans mes rêves, la petite fille s’incarnait, en proie à la terreur d’être assaillie et lancée dans des fuites éperdues et perdues d’avance. Au matin, des traces sur mon corps témoignaient de la lutte.
    
    Le récit que j’avais trouvé au hasard de mes lectures racontait l’histoire d’une jeune femme dont la destinée s’était trouvée liée à celle d’un ours en Slovénie. Capturé par un vieux montreur d’ours, l’animal était devenu captif, la jeune femme possédée par l’animal avait suivi son compagnon et le vieil homme à travers le pays pendant quelque temps vivant de mendicité, se vendant à des hommes de passage. Plus tard, elle avait intégré le spectacle horrible du vieil homme apparaissant sur scène, hagarde, enchaînée avec un collier autour du cou au côté de ...
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