1. L'ours : un cri dans les bois.


    Datte: 11/06/2026, Catégories: #fantastique, #confession, bizarre, forêt, amour, fsoumise, cérébral, zoo, Auteur: Dick Laurent, Source: Revebebe

    ... s’était transformée tout à coup en désir violent qu’il fallait assouvir immédiatement. Son sexe s’est érigé lentement comme s’il sortait d’une longue léthargie. Ses sécrétions se mêlaient à ma salive, il grognait doucement comme l’animal des bois tout à l’heure. Je voulais qu’il me prenne là, maintenant, brutalement. J’ai défait ma ceinture, baissé mon jean et ma culotte à mi-cuisses. J’ai posé mes mains sur la table basse face à la glace et lui ai tendu mes fesses.
    
    — Prends-moi maintenant.
    
    Son sexe s’est glissé entre mes fesses à la recherche de mon puits. Il glissait, ne trouvait pas l’entrée. Il était pressé et maladroit. Quand il est entré en moi, je n’ai quasiment rien senti à ma grande frustration. Il a fallu que je me tortille, que je me cambre pour qu’enfin je le sente en moi.
    
    — Vas-y bien fort, remplis-moi. Montre-moi que t’en as vraiment envie.
    
    Je n’étais pas familière de ces mots pendant l’acte d’amour, mais là c’était purement animal. Le cri rauque de l’ours résonnait dans ma tête, je voyais mon visage déformé dans la glace, mes seins qui ballottaient sous mes ruades, car je voulais le sentir profondément en moi. Il a fini par me saisir par les épaules puis par mes cheveux bouclés pour me saillir comme je le voulais, ses mouvements sont devenus plus brutaux, plus désordonnés, il est parti en moi dans un long cri. Je n’avais pas joui, mais j’avais eu ce que je voulais, il m’avait possédée. J’étais repue. Il était maintenant assis par terre, tentant de ...
    ... récupérer. Il ne disait rien, il me regardait, hébété. Nous n’avions jamais fait cela de cette manière avec une telle brutalité. Tout cela ne nous ressemblait pas. Il n’y a pas eu un mot sur cela pendant toute la soirée. Il y avait silence gêné. Quand nous nous sommes couchés, nous avons tenté sans résultat un tendre câlin puis le sommeil nous a emportés.
    
    Mes yeux scrutaient l’obscurité à la recherche des formes familières de la chambre. La pluie avait cessé et le silence était pesant. Le réveil marquait trois heures. Le sommeil ne reviendrait pas de sitôt. Je me suis levée, me dirigeant à tâtons. Sur la table, ma main trouva la cigarette et le briquet. Je tirai la baie vitrée et m’installai sur le fauteuil sous l’auvent. La fraîcheur de la nuit me faisait du bien. Mes fesses posées sur le plastique froid et humide du fauteuil me ramenaient à la réalité du monde. Le goût de cette cigarette-là, seule au milieu de la nuit, était prodigieux. Après ce moment de calme, je me suis mise à écouter les bruits de nuit, d’essayer de distinguer des formes. Quel était ce monde étrange, invisible et bruissant, qui m’était inconnu ? Je croyais distinguer la luminescence d’une paire d’yeux qui me fixaient dans l’obscurité. Je défaisais maintenant les boutons de ma chemise pour offrir ma poitrine à la nuit. Il me semblait que je me donnais aux créatures de la nuit. Ma main descendait lentement de mes seins à mon ventre, de mon ventre à la fine langue de poils qui ornait mon sillon glabre. ...
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