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L'ours : un cri dans les bois.
Datte: 11/06/2026, Catégories: #fantastique, #confession, bizarre, forêt, amour, fsoumise, cérébral, zoo, Auteur: Dick Laurent, Source: Revebebe
Je venais de rentrer du boulot et comme à chaque fois, je me grillais une cigarette pour me détendre. Je savourais ce moment de relaxation et de solitude. Le balancement lent des arbres autour, me rappelait que loin d’ici une tempête avait balayé les côtes et venait mourir sur la montagne. Cette nuit ou ce soir, il pleuvrait. Mon regard se perdait sur l’infinité des troncs, sur les cimes ondoyantes des sapins, quand un détail attira mon attention. À quelques centaines de mètres, une masse sombre se déplaçait lentement. Je scrutais pour déterminer la nature puis un grognement sourd me fit frémir. Un ours ! Je n’en revenais pas ! Parfois, j’en avais entendu parler. Les éleveurs le craignaient, mais je n’y avais jamais prêté attention. Des ours, oui, mais pas ici, dans les montagnes peut-être, mais pas sur notre colline. Pas si près de notre habitation. Un deuxième grognement, plus proche, me glaça le sang. J’écrasai ma clope puis rentrai à l’intérieur. J’étais en panique et tentai de téléphoner à Alban, mais le téléphone ne passait pas. Je scrutais à travers la forêt une autre vision de l’intrus à travers la fenêtre. Je croyais le saisir, mais ce n’était que le mouvement du vent dans les arbres et les broussailles. Alban est enfin rentré. — J’ai vu un ours là-bas du côté des grands sapins. Ça m’a fichu une de ses trouilles. — Tu dis n’importe quoi, il n’y a pas d’ours ici. Ça se saurait. Il est passé à la salle de bain pour prendre sa douche, comme cela, comme il le ...
... faisait tous les soirs. Comme si rien n’était arrivé. J’aurais tellement aimé qu’il me prenne dans ses bras pour me réconforter… L’eau coulait sur son corps dans la cabine de douche, il en sortait une vapeur fumante. J’avais besoin de sa peau du contact avec son corps massif. J’ai ôté mon chemisier et mon soutien-gorge et je suis entrée dans la salle de bain. Je me suis blottie contre sa poitrine encore un peu humide. — Tu sais, j’ai eu tellement peur. Je me collai à lui comme pour fusionner avec son assurance et son énergie. Mes seins se collaient contre son torse tiède. Il a posé ses mains larges sur mon dos. J’étais bien. — Voilà, voilà. Ce n’est rien. Tu as dû voir une loutre… Je ne voulais pas lâcher son corps. J’ai défait la serviette autour de ses reins, je me suis accroupie et ma bouche a fouillé la forêt de son bas ventre à la recherche de son sexe que j’ai embrassé. C’était la première fois que cette envie me prenait. Pas celle de prendre une queue dans la bouche, mais celle de m’y raccrocher comme une bouée de sauvetage. Le sexe avec Alban était avant tout récréatif. C’était un bon compagnon de jeu, nous prenions beaucoup de plaisir à jouer avec nos corps. En ce moment, pour moi en tout cas, ce n’était pas un jeu, c’était une nécessité de fouiller son entrejambe avec ma langue de chercher les saveurs et les goûts interdits pour fusionner avec corps viril afin d’effacer ma peur. Tout se bousculait dans ma tête, la peur qui remontait de mon ventre ...