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L'ours : un cri dans les bois.
Datte: 11/06/2026, Catégories: #fantastique, #confession, bizarre, forêt, amour, fsoumise, cérébral, zoo, Auteur: Dick Laurent, Source: Revebebe
... titubante, molle, vidée. Sans un mot, il m’a prise dans ses bras et m’a ramenée nue à la maison. J’étais bien dans ses bras, bercée par son pas régulier et sa force tranquille. Il a dû me coucher, je ne m’en souviens pas. Je me suis réveillée au milieu de la nuit, j’avais faim et soif. La peau de mes seins était meurtrie par la morsure de l’écorce et me brûlait légèrement. Je n’éprouvais plus d’angoisse, les bruits de la nuit n’étaient plus menaçants. J’ai entendu distinctement une longue plainte dans la nuit, un cri déchirant, douloureux, celui de l’ours qui exprimait sa solitude désespérée. Mes pensées se sont tournées vers Léo, je me revoyais nue dans ses bras et je voulais qu’à nouveau il me possède. Durant plusieurs jours, l’étrange rituel s’est reproduit, à la tombée du jour, il me conduisait vers des lieux que l’ours avait fréquentés. À chaque fois, il s’introduisait en moi indifféremment par le sexe ou l’anus, à chaque fois je sentais l’incendie me ravager et me laisser inconsciente. Jamais il n’a été question de plaisir ni d’envie chez lui. Je ne sais même pas s’il a joui ou pas en moi. J’aimais sa dureté, la possession animale qu’il m’imposait et qui reste encore marquée dans mon âme. L’ours a définitivement quitté nos collines, vaincu. Léo aussi est parti. Le dernier jour, il a posé sur la table un paquet qui contenait un collier à mailles en argent. — Tiens, c’est pour toi. Il n’a pas dit plus. Je sentais qu’il voulait me dire autre chose, mais les ...
... mots ne sont pas sortis. Alors, il a sorti une cigarette et m’a dit : — T’as du feu ? Il a fumé en silence puis il est parti. Quand Alban est revenu. Il m’a trouvée détendue. J’étais heureuse de le voir, qu’on puisse passer des moments ensemble, mais je n’avais plus envie de lui. J’aimais toujours le contact avec son corps, mais mon désir avait pour ainsi dire disparu. Je hantais parfois les lieux où Léo m’avait emmené, je m’y déshabillais, je m’y prenais en photo, je les publiais parfois sur le net, imaginant qu’il pourrait les voir. Il m’arrivait cependant de branler Alban certains soirs et je constatais à l’abondance et à l’épaisseur de son sperme qu’il m’était toujours fidèle. Je l’embrassais alors avec une rare intensité. J’aimais plus que tout son corps paisible et doux et l’âme généreuse qui l’habitait. Cinq ans se sont écoulés. Pas un mot, pas un signe. Je n’ai pas revu Léo jusqu’au jour où il est revenu voir sa mère. Il est passé à la maison, il avait une femme maintenant et un enfant de trois ans. Nous avons discuté de manière superficielle devant un apéritif. J’avais mis le collier qu’il m’avait offert. Je sentais mes doigts aimantés par le contact avec le métal. Je tentais de résister. Je sentais physiquement le regard de Léo se poser sur moi. J’étais prête à me donner à lui sur le champ. Tout dans ma tête me ramenait aux moments que nous avions partagés dans les bois, à l’intensité d’une vie qui n’existait plus que dans mes rêves. Lui semblait m’ignorer ...