1. L'ours : un cri dans les bois.


    Datte: 11/06/2026, Catégories: #fantastique, #confession, bizarre, forêt, amour, fsoumise, cérébral, zoo, Auteur: Dick Laurent, Source: Revebebe

    ... ma cuisse, sans douceur, fermement. Je me suis raidie. Il n’y avait rien de sexuel dans son geste. Je ne me suis pas dérobée à son contact. Je voulais moi aussi montrer ma force, ma solidité. Il m’a fixé, son regard n’était plus ironique, il était grave et profond.
    
    — Je te laisse mon numéro. Si t’as besoin, appelle. Je viendrai.
    
    J’ai été oppressée toute la journée. J’étais nerveuse, je ne tenais pas en place. Je n’arrivais pas à me concentrer sur mon boulot. J’ai tenté de me masturber à plusieurs reprises pour calmer mon ventre qui était dur, mais cela n’a fait que renforcer mon tourment. Il fallait que ça explose ! Je me projetais dans l’histoire de la fille du récit slovène. Une chaîne métallique me reliait à l’anneau posé dans les narines de l’ours, j’étais nue, un anneau métallique barrait mes lèvres intimes et supportait l’autre extrémité de la chaîne. J’avais froid, je me collais pour me réchauffer contre la fourrure de l’animal. Mes doigts se perdaient dans la toison rêche de l’animal. Nous étions dans une cage, captifs et vulnérables. Un homme nous observait goguenard en fumant. Cet homme, dans la lumière à contre-jour, avait le visage de Léo en plus vieux. Je rampais en pleurant, l’implorant de me libérer. Mes mains se cramponnaient aux barreaux. J’entendais le bruit de la chaîne que mon sexe traînait, et aussi les rires cruels du public qui assistait à la scène. J’avais honte.
    
    — Tu connais le prix à payer, me disait-il.
    
    Il était la solution. Je le ...
    ... savais. En sortant du travail, je suis allée à la piscine. Le rythme régulier des mouvements et de la respiration me donnait un bien-être intérieur qui me permettait de m’évader, d’échapper à mes tensions. Mais au fur que je me rapprochais de la maison, le malaise revenait plus fort que jamais tapant dans mes tempes, durcissant mon ventre.
    
    Le 4X4 de Léo était garé près de l’appentis quand je suis arrivée. J’aurais aimé avoir plus de temps, pour me préparer pour me faire à l’idée. Je ne le voyais pas, je suis entrée dans la maison. J’ai enfilé une robe légère boutonnée par devant. Je me suis précipitée à sa rencontre. J’ai fini par le trouver, il était assis sur une souche, il taillait une branche avec un couteau. Sa présence m’a soulagée.
    
    — T’as du feu ? m’a-t-il demandé.
    
    Il a fumé en silence en regardant le sous-bois. Il a pointé son couteau dans la direction d’un chemin pentu.
    
    — C’est par là qu’il faut aller. Tu es prête ?
    — Oui, il faut que ça s’arrête.
    — Tu sais qu’il n’y aura plus de retour en arrière…
    
    Son visage était devenu grave.
    
    — Je veux que tu le dises. Je veux entendre ta bouche prononcer les mots.
    
    Son regard me transperçait. Il voyait à travers mon âme, j’en étais sûre. Ma gorge était devenue sèche, les mots ne voulaient pas sortir. Timidement, les sons sont sortis de ma gorge.
    
    — Je… veux… que tu me… baises.
    
    Et puis comme une automate, des mots impensés se sont imposés.
    
    — Je veux t’appartenir. Je suis à toi…
    — Bon. Je vois que tu as ...
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