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Sexe, colère et talons aiguilles
Datte: 02/06/2026, Catégories: Talon, Sexe, Vegeance, MILF, Auteur: Alice L Lamersay, Source: Revebebe
... Non, tu comprends rien. Moi je suis pas venue pour plier, mais pour exploser. Je lui ai rendu un sourire carnassier. Elle a détourné les yeux. Le serveur est revenu avec le plat : magret saignant, sauce luisante. L’odeur m’a renvoyée direct à 1998, notre premier dîner « adulte » raté : poulet cramé, Beaujolais de supermarché, chips en plan B. Moi, je m’en souvenais encore. Lui, j’étais sûre que non. Je l’ai regardé droit dans les yeux. — Le duplex est pour moi. Il a failli avaler de travers. — Tu réalises ce que ça vaut ? — Oh oui. Mais toi, tu réalises ce que je vaux ? Il a serré sa fourchette. J’ai planté la mienne dans ma viande, coup sec. — Si je demande la liquidation complète, on coupe tout en deux. Comptes, biens, actions. Tu sais ce que ça veut dire ? Ton image, ton petit statut de golden boy des années 2000… en miettes. Puis, sourire glacé : — Tu veux perdre un bras ou juste me céder le duplex ? Il a blêmi. — … Le duplex est à toi. J’ai avalé ma bouchée. Le goût du sang sur ma langue s’est mélangé à celui de la victoire. En relevant les yeux, j’ai croisé le regard d’une vieille dame, seule au fond de la salle. Robe violette, whisky sec à la main, sourire en coin. Elle m’a observée comme une sorcière bienveillante. J’ai pensé : Voilà. C’est moi dans trente ans, si je tiens bon : les cheveux argent, mais toujours la flamme et un verre à la main. Je lui ai levé mon verre en signe de pacte invisible. Elle a incliné le ...
... sien. Thomas, lui, me fixait encore, perdu. J’ai enchaîné, voix douce mais tranchante : — Oléron. Quinze jours en juillet. Pour moi. Et la moitié des revenus locatifs. Il a éclaté, rouge vif. — Tu veux tout ! — Non. Je veux ce que je mérite. Et crois-moi, si j’avais vraiment voulu tout, tu dormirais ce soir dans un Formule 1 avec ta cravate en guise d’oreiller. Je me suis léchée les lèvres, goût de crème et de fiel. Un flash m’a giflée : lui, vingt ans plus tôt, posant sa guitare pour me caresser le visage. Mon ventre s’est serré. Mais j’ai avalé le sucre comme on avale un poison nécessaire. Alors j’ai vidé mon verre. Digestif improvisé. Brûlant comme un shot de grenadine au lycée. Je me suis penchée, sourire carnassier : — Tu crois que je veux te dépouiller ? Non. Moi, je ne prends pas. Je choisis. Et toi, tu comprends pas que c’est pire. Il a ouvert la bouche. Rien n’est sorti. J’ai planté le dernier clou : — Pas de pension. Pas de viatique. Garde ta bagnole de société, j’ai mes jambes. Tes actions ? Garde-les aussi. Mais au nom des enfants. Pas pour toi. Pas pour moi. Pour eux. Il a fermé les yeux. Brisé. Moi, j’ai levé la tête, cherchant le regard de la vieille dame. Elle a souri, comme pour dire bravo. Je me suis levée. Ma robe écarlate a coulé le long de mes jambes comme de la lave. J’ai posé ma serviette sur la table, rouge à lèvres imprimé comme une signature. — Ce n’était pas un dîner. C’était une liquidation. Et je ...