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Crépuscule
Datte: 02/06/2026, Catégories: #sciencefiction, #dystopie, fh, campagne, dispute, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... toit de mon abri, une chouette qui partait en chasse et une bête inconnue qui fit un drôle de glapissement peu avant le matin. Après quoi, je finis par m’endormir. Quand je me réveillai, nauséeux et inquiet, le soleil éclaboussait déjà la façade de la maison. La voiture avait disparu, il n’y avait personne à l’intérieur et je ne trouvai pas de mot sur la table de la cuisine. Je fis du feu, je mangeai des lentilles et des saucisses et je partis marcher dans la forêt pour essayer de retrouver un peu d’esprit, car j’avais des décisions à prendre. Quand je revins à la bergerie, j’avais décidé de partir à pied à travers la montagne pour aller jusqu’en Italie. Les migrants arrivent par là, je devrais bien pouvoir arriver à sortir par le même chemin. Je connaissais quelques collègues à Rome qui pourraient peut-être m’aider. L’après-midi passa vite. Je dénichais un vieux sac à dos où je fourrais les quelques boîtes qui me restaient et de vieilles fringues de mon père qui avait visiblement à peu près ma taille. Je fis du café et je m’assis comme la veille sur le banc de pierre. Le soleil descendait sur l’horizon comme si rien ne s’était passé. C’est alors que j’ai vu le convoi de voitures sur la route en contrebas. C’était les véhicules d’intervention des forces spéciales. Le Hongrois avait donc retrouvé ma trace plus vite que je ne le pensais. Il faut dire qu’il ne pouvait pas se permettre de laisser courir le bruit que le professeur lui avait échappé. C’était trop tard pour ...
... partir à travers bois et puis je n’en avais tout simplement pas envie. Avec mon arme de poing, je ne pouvais pas espérer résister à un groupe des forces spéciales armé de fusils d’assaut. Je voulais juste avoir le plaisir de descendre le Hongrois avant d’être transformé en écumoire. J’ai réfléchi à toute vitesse, retrouvant en un instant les qualités qui avaient de moi un salaud performant. Je jugeais que la surprise serait mon seul atout. Le chemin arrivait à la maison par un coude occupé par un chêne centenaire. Cet arbre monstrueux avait des branches assez basses et j’y grimpai, aussi haut que possible. De ma vigie, je vis les voitures se garer un peu plus bas et les hommes se disperser dans la forêt environnante, tandis qu’un groupe où je reconnus mon chef et ses gardes du corps avança lentement sur le chemin. Je connaissais la musique. Le Hongrois n’irait jusqu’à la maison que lorsqu’on lui annoncerait que la situation était sous contrôle. Mais il voulait tout de même voir un peu à quoi ressemblait mon refuge et il s’avança avec ses hommes jusque sous mon arbre. Je voyais son crâne à moitié chauve et je me demandais un instant ce que je pourrais tenter pour survivre. C’était une faiblesse et elle ne dura pas. Je tirai à trois reprises sur le Hongrois et il tomba sur le chemin comme le cadavre qu’il avait toujours été. Ses gardes du corps, surpris un instant, avisèrent vite d’où venaient les tirs et ripostèrent par un déluge de feu qui me transperça de part en part ...