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Crépuscule
Datte: 02/06/2026, Catégories: #sciencefiction, #dystopie, fh, campagne, dispute, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... un bel animal. Où pouvons-nous aller pour que je m’occupe de lui comme il le mérite ? J’avais fermé les yeux. Je ne pouvais pas supporter de voir son visage pendant qu’elle me branlait. Elle voulait bien sûr dire qu’on ne pouvait pas aller baiser dans la maison, ce que je comprenais fort bien. Dans l’appentis où j’avais rangé le bois, il y avait une pile de matelas abandonnés depuis des lustres, mais je ne voyais rien de mieux et je la pris par la main pour l’y emmener. Il faisait froid, mais je crois que nous ne nous en rendions compte ni l’un ni l’autre. Pendant qu’elle me suçait avec beaucoup plus de talent que ce à quoi je m’attendais, je mis la main sous sa jupe, puis dans sa culotte et nous nous fîmes longuement du bien. Peut-être aussi qu’elle m’apprivoisait, comme elle avait dit. Puis vint le moment de baiser et elle s’allongea sur le matelas du dessus en écartant les cuisses. Ses cuisses étaient blanches et l’environnement lamentable, c’était donc très excitant et je me sentais comme un homme préhistorique découvrant une femelle au fond d’une grotte. Mais quand je la pénétrais, ce fut tout autre chose. Elle était si chaude et si pressante autour de moi que je perdis pied. Elle me protégeait, elle m’aimait, la vie avait un sens. Je ne bougeais pas, me contentant de laisser mon sang battre à l’intérieur de son corps, je ne pouvais pas bouger. — Baise-moi, gentil garçon, dit-elle d’une voix transformée par le plaisir. Baise-moi, maintenant. C’est ce que ...
... j’ai fait. Toute ma force, toute ma rage, toute ma détestation de moi-même est passée dans mes coups de reins et je l’ai pilonnée pendant un temps infini tandis qu’elle gémissait doucement en répétant des « oui, oui, gentil garçon » comme un mantra. À un moment, nous avons entendu son mari l’appeler depuis le seuil, mais cela ne nous concernait pas et nous avons continué à forniquer. Finalement, comme pour le baiser, il faut toujours que les choses finissent et lorsque l’orgasme l’a tétanisée, ses yeux plantés dans les miens, je n’ai pas pu résister et j’ai joui comme si c’était mon âme que je déversais en elle. On dit qu’ensuite il y a une petite mort, mais, allongé à côté d’elle, j’ai compris qu’il n’y aurait pas d’autres fois, que le temps de la vie était révolu et que celui de la véritable mort approchait à grands pas. — Si je t’avais rencontré avant, j’aurais pu être un type bien, ai-je dit après un silence, ce qui était bien présomptueux. — J’en suis sûr, a-t-elle pourtant répondu. Et je t’aurais aimé avec passion. Mais lui aussi mérite qu’on l’aime. Héloïse remit sa culotte et elle sortit de l’appentis sans que je fasse quoi que ce soit pour la retenir. Plutôt que de rentrer dans la maison et de ressentir de la gêne en présence du couple reconstitué, je préférai dormir sur place, mais quand je dis dormir, ce ne fut que rester allongé pendant des heures sur un matelas puant en écoutant les bruits de la nuit, le vent dans les chênes, les glands qui tombaient sur le ...