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Crépuscule
Datte: 02/06/2026, Catégories: #sciencefiction, #dystopie, fh, campagne, dispute, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe
... violence et j’allais regarder le soleil se coucher depuis le banc de pierre. L’air se rafraîchissait et les oiseaux s’étaient soudain tus. Il y avait ici un calme que je n’avais jamais connu et je jouais avec l’idée de rester vivre là, sachant pourtant que mon passé me rattraperait tôt ou tard. C’est à ce moment qu’Héloïse m’a rejoint. Elle s’est assise sur le banc et a semblé attendre que je dise quelque chose. Je regardai au loin, la route qu’on voyait à des kilomètres d’ici, plus bas dans la vallée et où passaient de rares voitures, mais je savais que son regard était posé sur moi et je sentais la peau de ma joue brûlante. — Est-ce que je peux vous appeler Fabrice ? me demanda-t-elle, comme en écho à notre conversation de la veille. — Cela n’a plus d’importance, maintenant, n’est-ce pas ? Vous allez partir avec lui. — Je crois, oui. Mais je regrette de ne pas avoir le temps de vous connaître mieux. Je tournais la tête vers elle et malgré le manque de lumière, sa beauté me frappa une fois de plus. — Je ne suis qu’un tueur, dis-je. Il n’y a pas beaucoup de mystère chez les assassins. — Ce n’est pas si simple, et vous le savez bien. — Non, je ne sais rien. Je sens confusément que je me suis trompé de camp, sans bien savoir ce que cela aurait changé si j’avais été dans le vôtre. Mes chefs sont des ordures, mais je n’aime pas beaucoup votre mari. Si Dieu n’existe pas, pourquoi faut-il se préoccuper du bien et du mal ? Je ne savais pas qu’il y avait des femmes ...
... comme vous, ou plutôt si, je le savais, mais je crois que j’essayais de l’oublier. Vous me regardez et vous me faites parler, mais vous allez partir et je vais m’effondrer comme un vieux tas de chiffons. — Embrassez-moi, Fabrice. — Vous savez bien que j’en meurs d’envie, mais quel sens cela aurait ? Je ne veux pas de votre pitié ou de votre bonté ou de je ne sais quel sentiment élevé qui vous fait dire une chose pareille. — Vous avez toujours besoin de comprendre, hein ? Moi pas. Vous m’attirez et vous m’effrayez, alors peut-être que j’essaye de domestiquer le fauve que vous êtes. Embrassez-moi, c’est la dernière fois que je vous le demande. Évidemment je l’embrassai, comme un homme mort de faim, comme si je n’avais pas eu de femme depuis des années. J’en avais eu, beaucoup, trop pour que je puisse les compter et je ne me rappelais d’aucunes. Embrasser Héloïse fut comme de plonger sous la mer et de découvrir le calme des fonds marins. C’était tout simplement le but de l’existence et après, on pouvait bien mourir. Aussi, je voulais que ce baiser dure toujours et je la serrai dans mes bras de toutes mes forces. Mais rien ne dure toujours et je finis par la relâcher. Dès qu’elle fut libre de ses mouvements, elle défit le bouton de mon jean et descendit ma braguette. J’avais oublié la réalité, la présence de Julien à l’intérieur de la maison et trouvai cela presque normal. Je bandais. — Ainsi donc voici le véritable fauve, murmura-t-elle en prenant ma queue en main. C’est ...