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Les chemins pavés vers l'Enfer
Datte: 17/05/2026, Catégories: #journal, #société, #drame, #historique, #adultère, #candaulisme, fh, fplusag, frousses, cocus, uniforme, jardin, Voyeur / Exhib / Nudisme Oral pénétratio, fsodo, Auteur: John Langlais, Source: Revebebe
Résumé des épisodes précédents : Le dimanche matin, Hortense se rendit seule à la messe tandis que Jean-Louis s’occupait de la ferme. Pierre s’était excusé pour son comportement de la veille. — Faut que tu te concentres sur tes études, lui dit Jean-Louis. Sinon, tu finiras par bosser toute ta vie ici dans les champs, en marchant dans la boue. Pierre inclina la tête, mais ne dit rien. Normalement, Helmut les rejoignait pour le repas du midi, surtout le dimanche. Mais ce jour-là, il envoya un message via un soldat pour s’excuser. Il ne revint qu’en fin d’après-midi. Lorsqu’il rentra enfin, il demanda la présence de toute la famille. Il avait un air battu, comme quelqu’un n’ayant plus le vent en poupe. — J’ai une nouvelle à vous annoncer, dit-il. Jean-Louis avala lourdement. — Nous serons mobilisés demain. Nous devons vous quitter. Le visage d’Hortense afficha un regard d’horreur. — Mais… Combien… Comment… balbutia-t-elle. — Longtemps. Pour toujours. — C’est… — Je ne peux pas vous en dire plus. Sauf que je vais aller quelque part qui est moins agréable qu’ici… Puis, il rajouta : — Je dirais même un enfer. Le silence pesa. — Je voudrais vous dire… que ce fut vraiment un plaisir de vous connaître et de passer du temps ici en France. Car… en allemand, nous disons « Heureux comme Dieu en France ». Je crois que cela montre… combien nous, les Allemands, aimons la France. Pierre s’enfuit du salon pour aller dans le jardin, où il se rendit ...
... aux toilettes extérieures. On l’entendit en train de vomir. — Ce fut… un plaisir… de vous avoir connu, dit Hortense, la voix prête à se briser. Jean-Louis resta muet. * Pour la dernière fois, ils dînèrent ensemble. Le repas se passa silencieusement. Helmut était devenu plus stoïque depuis son annonce, mais il avait toujours l’air distrait, le regard lointain. Il prit congé, en disant, comme toujours en fin de repas, « je vous souhaite une bonne nuit ». — Où iront-ils ? dit Hortense. — Je n’en ai aucune idée. Peut-être l’Angleterre. Peut-être pas. Sinon, ça pourrait être la Norvège. Voire l’Afrique du Nord. Au moins, avec le pacte entre Hitler et Staline, ce ne sera pas la Russie ! Mais peut-être ne savent-ils pas eux-mêmes leur destination. Le reste de la soirée se passa entre eux, en silence. Au crépuscule, Helmut redescendit, et sortit pour marcher un peu dans le bourg. Lors de son retour, Jean-Louis l’attendait, en fumant une cigarette. — Venez avec moi, Helmut. Helmut le suivit. Ils marchèrent ensemble vers un grenier. — Je voudrais vous remercier d’avoir fait du bien à Hortense ces dernières semaines, dit Jean-Louis. — Pas de problème, répondit Helmut. C’était un plaisir. — Je vous ai vu ensemble vendredi soir. Helmut hésita quelques instants, avant de répondre : — Cela ne me surprend pas. — Ah bon ? — J’avais pensé que vous alliez faire quelque chose comme ça. — Mais pourquoi ? — … J’avais vu mon père en train de faire ça une nuit. ...