1. Les chemins pavés vers l'Enfer


    Datte: 17/05/2026, Catégories: #journal, #société, #drame, #historique, #adultère, #candaulisme, fh, fplusag, frousses, cocus, uniforme, jardin, Voyeur / Exhib / Nudisme Oral pénétratio, fsodo, Auteur: John Langlais, Source: Revebebe

    ... son frère pendant sa vie. Pour compliquer l’affaire, est-ce que vous connaissez l’histoire politique plus récente de Bosval ?
    — Il y avait un maire qui était également le conseiller général du canton, un ancien médecin, je crois ?
    — Du nom de Grandhomme. Quatre mandats en tant que maire, jusqu’en 2014. C’est le mari de Madeleine. Donc, il est absolument impossible, Matthieu, que vous citiez ce document dans vos recherches, et interdit que vous en parliez en dehors d’ici. D’ailleurs, ce document-ci, ce n’est pas vraiment pertinent pour une thèse sur les administrations publiques dans la Normandie rurale, n’est-ce pas ?
    
    Matthieu fit oui de la tête face au sourire ironique de l’archiviste, qui était devenue en quelque sorte, dans un sens non-officiel, sa directrice de thèse.
    
    — Alors, demanda-t-il, comme idée pour un article de revue, je suppose que c’est au point mort ?
    — Exact.
    
    Il but les derniers restes de son café. Dans le couloir, une voix annonça que la fermeture des archives dans quinze minutes, invitant ainsi les lecteurs à se diriger vers la sortie.
    
    — C’est comme Jean-Louis Dudéon avait dit lui-même dans son testament, dit-il.
    — C’est-à-dire ?
    — On est tous morts, quelque part, à la fin de toute guerre.
    — Il avait raison, dit l’archiviste. Mais j’espère que vous aviez appris que le passé ne passe jamais totalement dans l’Histoire. ...
    ... Surtout avec l’Occupation. Car quelque part, nous laissons toujours des traces qui vivent encore…
    
    Matthieu sourit. Il prit congé, quitta le bureau de l’archiviste et se dirigea vers la sortie.
    
    — Bonne soirée, dit la femme de l’accueil.
    — Également, répondit Matthieu sans dire davantage.
    
    Et ensuite, il entendit, comme une voix muette avec un accent allemand, traversant la distance de huit décennies pour chuchoter dans son oreille :
    
    « Je vous souhaite une bonne nuit… ».
    
    Il l’entendit comme un écho qui résonna dans le silence de la mer…
    
    Note de l’auteur :
    
    Ce récit est un récit fictif. Il n’y a pas de commune qui s’appelle Bosval, les personnages (à l’exception de l’inspecteur Alie, condamné à mort pour fait de collaboration en 1944, et le proviseur Monsieur Jacob, tous deux mentionnés lors de l’ épisode 2, qui ont vraiment existé) sont également fictifs. Toute autre ressemblance avec des faits et des personnes existants ou ayant existé serait donc purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d’une pure coïncidence, même si je reconnais une certaine inspiration pour la série télévisée « Un village français ». Il ne porte aucun jugement sur le passé.
    
    Enfin, je tiens à souligner que ce texte n’est pas du tout une apologie pour le régime de Vichy ou pour la collaboration, et que ces années-ci furent véritablement des années noires. 
«12...5678»