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Homo naledi
Datte: 17/05/2026, Catégories: fh, ff, couleurs, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... évidente… Lorsque les quatre se déshabillent avant d’entrer dans le sauna, Kirsten et Gudmar entrent les premiers, sans regarder leurs invités, pour ne pas les embarrasser. Saveria note que malgré sa timidité naturelle et ses appréhensions, son black chéri présente une érection passablement convaincante alors que Gudmar, lui, est resté flasque : l’habitude… À peine installée dans le sauna, la Brésilienne, qui a vu les regards ahuris qu’ont échangé leurs amis, préfère expliquer d’emblée l’origine des cicatrices de Kabanga et de sa propre calvitie. Elle sait bien que sa collègue a forcément compris que les épaisses cicatrices du torse ne sont pas le résultat de scarifications traditionnelles mais bel et bien des marques de torture. L’aréole du téton droit en partie coupée témoigne d’une volonté sauvage de martyriser. Saveria raconte alors, mais contrairement à ce qu’aurait expliqué son mari, elle détaille toute la triste cérémonie de la savane, à commencer par la préparation qu’elle a subie. Les deux couples sont face à face, le grand noir tout ratatiné sur lui-même. Voûté, épaules affaissées, il fixe ses genoux. Au fur et à mesure du récit, les Nordiques, regards stupéfiés, se serrent l’un contre l’autre, se donnent la main. Les jointures de leurs doigts blanchissent quand Saveria raconte ses cheveux rasés, son corps enduit de noir, l’entrave de ses chevilles. Les yeux de Kirsten s’embuent, mais la lente et douloureuse marche de la mariée vers le cruel Matutu rompt ...
... les digues qui retenaient ses larmes : elle pleure en silence, ses épaules secouées par des spasmes que son mari tente de calmer en l’enfermant tendrement dans ses bras. Alors qu’elle va parler du sort réservé à son mari, Kabanga, se redressant sur le banc, lui fait signe et prend le relais. Saveria est aussi stupéfaite qu’heureuse par cette prise de parole qu’elle n’aurait pas cru possible et qui témoigne d’une force nouvelle. Kabanga commence par relater la tentative de mariage forcé lors de sa précédente venue au clan, épisode que Saveria, ahurie, découvre. Les larmes aux yeux, son mari avoue se reprocher amèrement d’avoir refusé de comprendre dès ce moment que son père avait basculé dans une démence sénile. « Si j’avais accepté de comprendre cela, rien de tout ce que tu as subi ma chérie ne serait arrivé ». Il explique tout : la folie qu’il avait lue dans le regard halluciné de son père lorsque, sur son ordre, ses gardes s’étaient saisis de lui pour le déshabiller et le couvrir de peinture blanche ; le délire sauvage de Matutu, qui armé d’un long coutelas, avait promené l’arme sur tout son corps, sur ses attributs génitaux notamment : Kabanga avait craint alors d’être émasculé, châtré. Ses frayeurs décuplées quand le vieux chef avait proclamé sa décision de marquer son fils des scarifications rituelles, une pratique pourtant abandonnée depuis bien longtemps… Des lacérations si profondes et frénétiques qu’un de ses gardes, horrifié par cette bestialité, avait désarmé ...