1. L'initiatrice


    Datte: 15/05/2026, Catégories: #initiation, #personnages, #premiersémois, #différencedâge, fh, fagée, Oral Auteur: Delectatio, Source: Revebebe

    ... et une forme de sérénité.
    
    Je pensais à Ghislaine, à cette femme que je croyais auparavant cruelle, autoritaire, inaccessible, et qui s’était révélée être une excellente initiatrice, ma première vérité.
    
    Les jours qui suivirent s’étirèrent dans un calme étrange. J’étais comme en apesanteur, je riais pour rien, j’avais des absences en cours, les yeux dans le vide, le cœur ailleurs. Je revoyais sans cesse nos moments, nos corps emmêlés, nos silences après l’amour. Je me sentais adulte, pas seulement sexuellement, moralement aussi, et n’avais plus l’impression de faire partie de ce monde d’étudiants un peu gauches, qui m’entouraient.
    
    Ghislaine, je la chouchoutais, j’étais aux petits soins pour elle. J’accumulais les compliments, les gestes tendres, les attentions. Je lui apportais du pain frais le matin, buvais ses paroles au dîner, riais aux histoires que je connaissais déjà. Mais surtout, je la couvrais de baisers dès qu’elle m’en donnait l’occasion. Elle préférait, en général, garder un peu de distance dans la journée, et réserver nos étreintes à l’intimité de sa chambre, ce qui ne nous empêcha pas d’essayer d’autres pièces pour varier les plaisirs. Les semaines qui suivirent furent pour le moins torrides.
    
    Mais Ghislaine m’observait ! Elle sentait la ferveur qui brûlait en moi et s’inquiétait de me voir tomber amoureux. Je n’en étais pas loin, car je ne pensais plus qu’à elle, et envisageais déjà un avenir commun. Parler d’elle à mes amis, la présenter comme ma ...
    ... future femme à mes parents, tout me semblait désormais possible, disons même incontournable. Là où ma logeuse ne voyait qu’une idylle, tendre et passionnée, j’imaginais le Grand Amour. Je rêvais bien trop fort et ne voyais pas le précipice.
    
    Ghislaine prit ses distances tout doucement, pas par cruauté, mais par instinct de survie. Elle savait que ça ne durerait pas et s’efforçait de ne pas trop s’attacher.
    
    Un jour, au marché, où j’avais pour une fois décidé de l’accompagner, elle refusa que je lui prenne la main et, me prenant à part, elle me remit sèchement à ma place :
    
    — Tenez-vous, je vous prie ! Nous ne sommes pas censés faire quoi que ce soit ensemble !
    
    Vu son air mal aimable, cela me refroidit d’un coup.
    
    Il y eut d’autres incidents du même ordre, et je compris très vite que notre liaison devrait rester secrète. Je lui proposai, par exemple, de partir ensemble quelques jours, en Normandie ou ailleurs, histoire d’être dans un autre contexte, avec des gens qu’elle ne connaîtrait pas. Je m’imaginais marchant avec elle sur les falaises, riant dans des cafés, main dans la main, comme un couple jeune et fier. Mais elle refusa catégoriquement ! Un « non » brutal et sans appel.
    
    — Nous sommes amants, pas amoureux ! me dit-elle un jour, de façon péremptoire, après avoir vainement tenté de me le faire comprendre de façon plus subtile.
    
    L’idée faisait lentement son chemin en moi.
    
    — Vous méritez quelqu’un qui puisse vieillir avec vous, pas quelqu’un qui a déjà ...