1. L'initiatrice


    Datte: 15/05/2026, Catégories: #initiation, #personnages, #premiersémois, #différencedâge, fh, fagée, Oral Auteur: Delectatio, Source: Revebebe

    ... échecs, alors que cela semblait si facile… seulement quelques mètres à franchir.
    
    Le temps s’écoulait inexorablement.
    
    J’étais désormais derrière sa porte, les doigts figés sur la poignée. Devais-je frapper ou entrer de suite, le moindre geste me posait un problème ? Je me sentis vaciller, un bourdonnement dans les oreilles, une sensation étrange dans le ventre, entre l’excitation la plus pure et une peur presque sacrée.
    
    — Entrez, je vous attends.
    
    Elle avait dit ces mots calmement, sans emphase, sans séduction forcée. Elle avait ressenti ma présence et m’invitait simplement à la rejoindre. Alors j’ai tourné la poignée et j’ai poussé la porte, lentement.
    
    La chambre était sombre, juste éclairée par une lampe de chevet au halo doré.
    
    Ghislaine était assise sur le lit, droite, digne, dans une chemise de nuit en soie satinée, avec un décolleté plus ouvert que la décence ne l’aurait permis dans un autre contexte. Son visage était calme, mais ses yeux brillaient d’une intensité farouche.
    
    Je refermai la porte derrière moi, d’un geste est lent et mécanique. Mes mains tremblaient. Chaque seconde gagnée sur l’inéluctable m’apparaissait comme vitale.
    
    — Je… je suis… un peu… bredouillai-je.
    
    Elle ne sourit pas.
    
    — … Ici, il n’y a rien à prouver, juste à me tenir compagnie. Je ne suis pas mieux que vous, et il n’y a aucun enjeu… Mais vous avez raison, c’est sans doute facile à dire…
    
    Je m’approchai d’elle, comme on s’avance vers une vestale, belle et interdite. ...
    ... Elle inclina légèrement la tête, à la façon d’une reine antique. Puis, elle tendit la main vers moi. Je m’avançai et la lui pris. Elle était chaude, solide. Au contact de sa peau, quelque chose se libéra. Elle me guida avec douceur vers elle, comme une maîtresse d’initiation. Son regard était grave, car il n’y avait plus de jeu, plus de provocation, juste deux corps et deux âmes qui se rencontrent.
    
    Je m’assis au bord du lit. Elle me regarda encore, longuement, comme pour s’assurer qu’il s’agissait vraiment de mon choix. Puis, elle se pencha et posa doucement ses lèvres sur les miennes. C’était doux, lent, étonnamment pudique, mais délicieusement bon.
    
    Je n’avais encore jamais embrassé qui que ce soit sur la bouche. Je fermais les yeux. Son corps était désormais collé contre le mien, et nous n’arrêtions plus de nous bécoter. Nos lèvres, d’abord hésitantes, se firent soudain dévorantes. Ce n’était plus un simple effleurement, c’était une morsure de feu, une plongée sans fond. Lorsqu’elle ouvrit les lèvres, je sentis sa bouche offerte. Le monde s’effaça, avalé par la chaleur qui montait en nous. Ma langue rencontra la sienne, plus charnue et plus envahissante que je ne l’aurais imaginé, chaude, humide et goulue à la fois. Un étrange ballet, une lutte de territoire, s’en suivit, cru et bestial. Finie la bienséance, il n’y avait plus que le désir et l’envie. Il n’y avait plus de retenue, plus de frontière, seulement ce baiser en apnée, profond, brut, tremblant d’une faim trop ...
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