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L'initiatrice
Datte: 15/05/2026, Catégories: #initiation, #personnages, #premiersémois, #différencedâge, fh, fagée, Oral Auteur: Delectatio, Source: Revebebe
... dans une lumière dorée. Une pluie fine tapait contre les vitres, comme un murmure discret du monde extérieur. Ghislaine avait préparé un dîner plus soigné qu’à l’accoutumée : une volaille en sauce, une bouteille entamée, un dessert fait maison. Ghislaine était coiffée différemment. Un chignon bas, quelques mèches libres. Son visage, poudré avec soin, semblait plus jeune. Sa robe, d’un tissu noir fluide, soulignait ses épaules et sa poitrine d’une façon presque indécente. Ou peut-être était-ce moi qui voyais désormais de l’indécence partout. Pendant le repas, elle parla peu. Elle se contenta de me regarder avec intensité, semblant guetter le moment exact où j’allais craquer. — Vous avez bonne mine, aujourd’hui, dit-elle doucement, en versant du vin dans mon verre. On dirait presque un homme. Ce mot résonna dans la pièce. Un homme. Pas un garçon. Pas un étudiant. Pas un locataire. Je rougis, mais ne répondis rien. — Et pourtant… ajouta-t-elle, en portant lentement son verre à ses lèvres, vous restez silencieux, comme un petit moine. Pourquoi tant de retenue ? Elle se pencha légèrement vers moi, posant son coude sur la table, et me fixa droit dans les yeux. — Est-ce moi qui vous effraie tant que ça ? Toujours la même question… Mais elle avait mille fois raison, j’avais la trouille de ce que son attitude impliquait, c’était trop proche, trop réel. J’étais écartelé entre honte et désir, entre raison et pulsion. — Vous n’avez rien à craindre, vous ...
... savez. Rien du tout… souffla-t-elle. Elle se leva lentement, laissa le silence s’épaissir, et s’approcha de moi. Elle se tenait désormais juste derrière ma chaise. — Pascal… dit-elle dans un souffle, presque inaudible. J’ai passé l’âge de faire semblant. Et vous, vous avez l’âge de découvrir. Mais encore faut-il le vouloir, le vouloir vraiment. Je ne bougeais pas. Je sentais son odeur, un mélange de savon, de vin et de quelque chose d’âcre, de chaud, de vivant. Mes mains restaient crispées sur la table, Ghislaine posa les siennes sur mes épaules. Ses doigts étaient chauds, fermes. — Regardez-moi. J’obéis. Elle se pencha. Nos visages étaient bien trop proches. — Je peux être la première. Je peux être celle qui vous ouvre une porte que vous n’osiez même pas pousser. Un souffle. Un battement de cœur. Un tremblement dans la gorge. — Mais je ne le ferai pas sans vous. C’est à vous de venir à moi. Ce pas-là, personne ne peut le faire à votre place. Puis, d’un geste lent, elle se redressa et s’éloigna. Sans un mot de plus, elle disparut dans le couloir, vers sa chambre, laissant derrière elle une pièce remplie de tension, de parfum, de silence. Je restai seul à la table, le cœur battant à tout rompre. Il me fallut encore un bon moment pour me décider. Un étudiant m’avait parlé d’une location qui était encore libre dans son immeuble, pas trop chère en plus, à la portée de mon budget. Mais ajouter ce nouvel échappement à la longue liste de mes ...