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4. La fusée Artglass
Datte: 12/05/2026, Catégories: fh, Oral préservati, Auteur: ChrisM, Source: Revebebe
... faut un flacon à la hauteur. oooOOOooo Trois semaines plus tard, petite fête chez Artglass à l’occasion d’une belle commande. Ça fait du bien après ces années de galère. Charles, Armelle, Irène sont là. C’est Caroline qui a fait les invitations. Je l’avais embauchée quelques mois plus tôt, son mari ayant été muté à Paris. Il va sans dire que nous n’avons plus jamais couché ensemble, je n’aurais pas voulu perdre une telle collaboratrice. Ce soir-là, le champagne aidant, Irène montre le flacon de parfum à Charles. — T’en penses quoi de ça ? Charles tourne le flacon, sent le parfum. — C’est très sympa, c’est nouveau ? — Normal que tu ne reconnaisses pas, je lui réponds, voici Carmen, une création d’Hélène pour le parfum, d’Irène pour le design et d’Artglass pour le flacon. — Et vous allez en faire quoi ? — Rien, c’est un exercice de style. Un mois plus tard, Charles m’appelle. — On peut se voir ? Sitôt dit, sitôt fait, on se retrouve. Il attaque : — C’est trop dommage de garder ce parfum pour vous. Et de m’expliquer. — Tu as vu que de nombreuses marques font du parfum. — Bien sûr. — Très souvent, ces marques passent par un intermédiaire qui s’occupe de tout, de la création du parfum à la commercialisation. Elles donnent leur nom et se contentent d’encaisser des royalties. Si tu te lançais dans cette activité ? — C’est beaucoup trop gros pour moi ! J’ai autre chose à faire. — On peut s’appuyer sur d’autres sociétés, sous-traiter la ...
... fabrication industrielle du parfum, des flacons, utiliser des agents commerciaux. Je connais bien ce réseau, ça me paraît jouable si on démarre petit. J’ai fait une petite liste de marques qu’on pourrait intéresser. Charles me parle de ces marques, certaines bien connues, d’autres beaucoup moins. J’en remarque une : — Je connais un peu Lexor, les montres suisses. Je viens de leur faire un produit publicitaire. — J’y avais pensé parce qu’ils mettent le paquet sur la clientèle féminine. Je connaissais Lexor grâce à Caroline. Pas celle de Toulon, une autre… Je l’avais rencontrée dans un avion, le Genève – Paris. Encore une dans un train ou un avion, me direz-vous, mais mon charme n’opère que dans un rayon limité. Donc, on est assis l’un à côté de l’autre, elle ne m’intéresse pas plus que ça parce que j’ai une masse de travail en retard, et aussi, je dois l’avouer, en raison de son âge, la cinquantaine, de son allure très bourgeoise. Et pourtant, nous finissons par partager un taxi pour aller de l’aéroport à Paris et elle m’invitera au restaurant de son hôtel le lendemain soir. Une soirée de détente, nous avons parlé comme des amis de trente ans, bien ri, j’ai apprécié son humour, son mordant. Mais, nous ne sommes jamais allés plus loin que la poignée de main. Caroline était la femme du patron de Lexor. — Vous n’êtes pas marié ? me demanda-t-elle. — Non. — Moi, j’ai deux filles, Frédérique et Michelle. Mon mari aurait préféré des garçons… L’aînée, trente-deux ...