1. Dérive


    Datte: 10/05/2026, Catégories: #érotisme, #nostalgie, #personnages, #adultère, #candaulisme, #couple, #libertinage, #Voyeur / Exhib / Nudisme, #masturbation, couple, extracon, cocus, candaul, grossexe, vacances, jalousie, cérébral, Auteur: VLemoine, Source: Revebebe

    ... Et moi… je commençais à vouloir ça aussi.
    
    Il n’a pas lâché.
    
    — Vous couchiez souvent ensemble ?
    
    J’ai souri, un sourire étrange, sans joie. Mes jambes s’étaient déverrouillées, légèrement entrouvertes. Mon corps me trahissait.
    
    — Oui. Très souvent. C’était presque uniquement ça.
    
    Il fronça les sourcils, mais il ne semblait pas blessé. Plutôt intrigué. Envoûté. Il était déjà dans le film, en train de m’imaginer. Et moi, je sentais mon sexe battre, battre fort, humide, nerveux.
    
    — Et tu aimais ?
    
    Je me suis levée pour aller me chercher un verre d’eau. J’avais besoin de bouger, de m’éloigner. Mais je savais qu’il regardait mes hanches, ma nuque, mes jambes. Je savais qu’il me désirait encore plus maintenant que j’étais floue, trouble, impure.
    
    Je bus lentement, dos à lui. Puis je répondis :
    
    — Oui. J’aimais. Il savait y faire. Il me faisait du bien.
    
    Un silence. Long. Chargé. J’ai senti l’air vibrer.
    
    — Physiquement ? demanda-t-il enfin, comme une gifle douce.
    
    Je me suis retournée. Nos regards se sont croisés. J’ai vu ses pupilles dilatées, son souffle plus court. Il était excité. À mort.
    
    — Oui, physiquement. Et à mon ego aussi. Il me regardait comme une déesse. Il voulait tout de moi.
    
    Il se leva, s’approcha, sans me toucher. Ses yeux brûlaient. Je savais ce qu’il voulait. Je savais ce que je voulais.
    
    Mais je n’ai pas bougé.
    
    — Je n’ai pas envie d’en dire davantage, dis-je.
    
    C’était vrai. Mais c’était aussi faux. Parce qu’à ce moment ...
    ... précis, j’avais envie qu’il insiste. Qu’il me force à tout avouer. Qu’il me pousse contre le mur et me baise en m’obligeant à décrire les scènes, une par une.
    
    Je savais qu’il ressentait ça. Il le sentait dans ma peau, dans mes yeux. Et je sentais qu’il était en train de basculer, lui aussi.
    
    J’étais son épouse. J’étais aussi l’autre femme, celle qu’il n’avait jamais connue. Et il voulait rencontrer cette part de moi.
    
    Ce soir-là, nous n’avons pas fait l’amour.
    
    Mais nos silences, eux, étaient devenus obscènes.
    
    La musique battait déjà fort quand nous sommes arrivés sur la piste. Des basses grasses, animales. Une ambiance moite, tropicale, faussement festive. Et au centre de tout ça : lui, Anthony, derrière ses platines, concentré, les yeux plissés, comme s’il dirigeait un rituel secret.
    
    Mon mari était tendu. Je le sentais à son bras, un peu plus rigide que d’habitude, comme s’il mesurait chaque pas. Moi, j’étais ailleurs. L’alcool, la chaleur, les regards. J’avais mis cette robe légère qu’il aime tant. Une robe presque indécente, blanche, fine, sans soutien-gorge. Je savais que mes seins bougeaient librement sous le tissu. Je savais que ça se voyait.
    
    Je l’ai fait pour lui, mon mari.
    
    Enfin, c’est ce que je me disais.
    
    Mais la vérité, c’est que je l’ai aussi fait pour l’autre. Pour qu’il regarde. Pour sentir ses yeux glisser sur mes hanches, sur ma nuque, sur l’arrondi de mes fesses. J’avais honte de cette pensée. Mais elle me faisait mouiller.
    
    J’étais ...
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