-
Dérive
Datte: 10/05/2026, Catégories: #érotisme, #nostalgie, #personnages, #adultère, #candaulisme, #couple, #libertinage, #Voyeur / Exhib / Nudisme, #masturbation, couple, extracon, cocus, candaul, grossexe, vacances, jalousie, cérébral, Auteur: VLemoine, Source: Revebebe
... déjà. Il n’avait pas besoin de détails. Il sentait dans mes gestes, dans mes silences, que quelque chose m’échappait. Que cet homme n’était pas une simple erreur de jeunesse. J’ai voulu le rassurer. Lui prendre la main, lui sourire, glisser quelques mots banals pour l’endormir. Mais je sentais mon propre trouble me trahir. J’étais une femme mariée qui frissonne à la seule idée d’un regard ancien. Dans le bus, en arrivant, Anthony s’est assis juste derrière nous. Mon mari n’a rien dit. Moi non plus. Mais j’ai senti sa main se poser sur la mienne, comme un rappel à l’ordre, ou peut-être une supplique. Il ne comprenait pas encore. Mais il pressentait. Et moi, je glissais déjà. Ce n’était pas la peur qui me rongeait. C’était le désir. Un désir obscur, honteux, tapi dans les souvenirs. Un désir que je croyais éteint. Mais la vérité, c’est qu’on n’oublie jamais tout à fait les hommes qui vous ont fait jouir d’une certaine façon. Et Anthony… il m’avait fait jouir comme aucun autre. Le club était vaste, lumineux, presque irréel. Tout était fait pour nous faire oublier. Oublier le dehors, oublier le quotidien, oublier qui l’on est. Une sorte de paradis aseptisé, où les GO souriaient trop fort et où chaque geste semblait chorégraphié pour masquer la vacuité du décor. Notre appartement était magnifique, au dernier étage. Une vue immense sur l’océan, la piscine en contrebas, des baies vitrées ouvertes sur le vent chaud. J’ai souri. J’aurais voulu m’y perdre. Mais je ...
... n’arrivais pas à respirer. Il était là. Dans le même club. À quelques mètres peut-être. Déjà, je le sentais. Comme une odeur qui s’impose, une sueur sous la peau. Et lui, il ne se cachait pas. Il flottait autour de nous comme une présence carnivore. Je savais qu’il finirait par s’approcher. C’était une question de temps. Et de courage. Mon mari ne disait toujours rien. Il faisait semblant d’être indifférent. Mais ses gestes le trahissaient. Il rangeait ses affaires trop vite, jetait des coups d’œil discrets à travers les rideaux. Son silence n’était pas du calme. C’était une tension nouée, prête à éclater. Je sentais son regard sur moi. Il me pesait. Moi, je faisais ce que je pouvais pour rester droite. Ne pas trembler. Ne pas penser à Anthony. Mais je me mentais. Je le sentais encore sur ma nuque, son souffle d’autrefois, sa voix rauque. Je sentais cette main qu’il posait parfois sans prévenir sur ma cuisse, sans douceur, mais avec une précision qui me faisait plier. Je me haïssais d’y penser. Le soir venu, le club organisait un dîner de bienvenue. Nous nous étions apprêtés, presque mécaniquement. J’avais enfilé une robe légère, blanche, un peu trop transparente pour mon état intérieur. Je l’ai fait exprès, je crois. Je voulais me sentir désirable. Je voulais, peut-être, me voir dans ses yeux à lui. Ou dans les siens, à mon mari. Je ne sais plus. La table était bruyante. Des familles, des couples qui riaient trop fort, des types vulgaires qui parlaient de ...