-
Dérive
Datte: 10/05/2026, Catégories: #érotisme, #nostalgie, #personnages, #adultère, #candaulisme, #couple, #libertinage, #Voyeur / Exhib / Nudisme, #masturbation, couple, extracon, cocus, candaul, grossexe, vacances, jalousie, cérébral, Auteur: VLemoine, Source: Revebebe
... n’était plus un jeu. C’était une offrande réciproque. On a joui ensemble, profondément, lentement. Comme deux êtres qui s’étaient perdus, puis retrouvés plus vrais, plus impurs, plus vivants. Et quand je me suis écroulée sur le lit, haletante, tremblante, vidée, il a murmuré contre ma nuque : — Tu es à moi. Même quand tu es à lui. Surtout quand tu es à lui. Je n’ai pas répondu. Mais au fond de moi, je savais que c’était vrai. L’aéroport d’Agadir avait quelque chose de terne, ce matin-là. Comme si le monde reprenait sa logique, ses lignes droites, ses murs blancs, ses annonces froides. Je traînais ma valise comme on traîne un corps. Il faisait encore chaud, mais ce n’était plus la même chaleur. Plus rien n’avait la même odeur. Je marchais derrière lui, mon mari. Son dos large, ses épaules confiantes. Il avait retrouvé sa posture d’homme civilisé, mais je savais. Je savais ce qu’il avait vu. Ce qu’il avait aimé voir. Et ce qu’il attendait maintenant. Dans l’avion, il ne disait rien. Il lisait un journal, ou faisait semblant. Moi, j’avais les jambes croisées, trop serrées. Mon sexe encore engourdi, légèrement douloureux, comme s’il avait été marqué. Et peut-être qu’il l’avait été. Je regardais les nuages, et je pensais à lui. À Anthony. Pas comme à un homme. Mais comme à une faille. Une porte entrouverte en moi. Quelqu’un qui m’avait poussée au bord. Mais ce n’est pas lui qui m’avait fait sauter. C’est moi. Et lui, mon ...
... mari, qui m’avait laissé tomber. Je me suis penchée vers lui, dans l’avion. J’ai murmuré : — Tu veux que je t’avoue un truc ? Il a baissé son journal. Il savait que ça n’allait pas être anodin. — J’ai failli lui dire oui. L’autre soir. À l’hôtel. Quand il m’a proposé de monter. — Et pourquoi t’as dit non ? J’ai souri. — Parce que je savais que tu m’imaginais déjà nue avec lui. Et que ça me suffisait pour jouir. Il a respiré un peu plus fort. Il a regardé autour de lui. Puis il a murmuré, calmement : — Ce soir, quand on rentre, je vais te faire parler. En détail. Je veux chaque seconde. Chaque pensée. Et pendant que tu me raconteras, je vais te prendre. Lentement. Tu veux ça ? J’ai senti mon ventre se contracter. — Oui. Puis j’ai ajouté, à voix encore plus basse : — Tu sais que je pourrais le faire, maintenant. Si tu me le demandais. S’il me rappelait, s’il me proposait. Je pourrais le sucer. Le laisser m’ouvrir. Et revenir vers toi. Tu veux que je fasse ça ? Il m’a fixé, longuement. Je voyais l’excitation dans ses yeux. Mais aussi une forme d’amour étrange, malade, profond. — Pas encore. Mais un jour, peut-être. Il ne s’agissait plus de le trahir. Il s’agissait de nous pousser plus loin. Quand l’avion a atterri, j’étais nue sous ma robe, comme toujours. Et je savais que ce serait le début de quelque chose. Quelque chose de très lent, très cru, très vrai. Et qu’on n’en reviendrait pas. Il pleuvait, bien sûr. Paris ...