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Dérive
Datte: 10/05/2026, Catégories: #érotisme, #nostalgie, #personnages, #adultère, #candaulisme, #couple, #libertinage, #Voyeur / Exhib / Nudisme, #masturbation, couple, extracon, cocus, candaul, grossexe, vacances, jalousie, cérébral, Auteur: VLemoine, Source: Revebebe
... s’est branlé en pensant à toi, cette nuit. — Moi aussi. Je me suis levée. J’ai ouvert les rideaux. Le ciel était immense. La mer, calme. Et je me suis dit que plus rien ne serait comme avant. Mais que peut-être, c’était mieux ainsi. Il ne restait plus que deux jours. Le soleil s’était adouci, les corps bronzés traînaient au bord de la piscine comme des bêtes repues. Moi, j’avais le sexe encore sensible, chaque mouvement m’arrachait une micro-pulsion. Mais j’étais calme. En apparence. Anthony ne s’était pas montré depuis la soirée au Lostin. Pas un message. Pas une trace. C’était à son image : violent dans l’apparition, radical dans le retrait. J’aurais pu être soulagée. Je ne l’étais pas. Il me manquait. Non pas comme un homme. Mais comme un aiguillon dans ma chair. Une tension. Une présence qui me tirait vers mes abîmes. Mon mari, lui, avait changé. Il ne parlait plus d’Anthony. Il ne me posait plus de questions. Il se contentait de me regarder vivre. De m’effleurer au bon moment. De me faire l’amour avec lenteur, précision, comme s’il m’apprivoisait de nouveau. Il y avait quelque chose de nouveau dans ses gestes. Quelque chose de plus sombre. De plus beau aussi. Le soir, il m’a emmenée dîner en ville, dans un restaurant marocain un peu désuet. On a bu du vin rouge, on a partagé un tajine brûlant. Il me parlait de tout sauf de sexe. Et moi, j’en étais encore pleine. J’ai croisé mes jambes sous la table. Je n’avais toujours ...
... pas mis de culotte. C’était devenu une habitude. Il le savait. Il le sentait. Et ça le rendait fou. Quand on est revenus, il m’a demandé : — Tu veux marcher un peu ? On a longé la plage, silencieux. Les pieds nus dans le sable. Il faisait doux. La lune pleine. Et soudain, comme s’il surgissait d’un autre monde, Anthony est apparu. Assis seul sur un rocher, face à la mer. Il ne nous a pas vus tout de suite. Mais il a levé les yeux, et il a souri. Il ne s’est pas levé. Il n’a pas parlé. Juste ce regard, ce rictus. Il nous offrait un dernier tableau. J’ai serré la main de mon mari. Il m’a regardée. — Tu veux aller lui parler ? J’ai dit non. Mais je ne lâchais pas son regard. Je me suis approchée de quelques pas. Juste assez pour qu’il me voie. Que mes hanches balancent. Que mes jambes brillent sous la lune. Puis je me suis retournée. Et je suis repartie. Je l’ai senti. Il avait bandé. Et il ne me toucherait plus. C’était fini. De retour à la chambre, je me suis déshabillée lentement. Je suis restée nue face au miroir. Mon mari s’est allongé sur le lit. Il m’a regardée. — Tourne-toi. Je l’ai fait. — Penche-toi. Je l’ai fait aussi. Il est venu derrière moi, a glissé ses doigts entre mes jambes. J’étais chaude, molle, offerte. Il a murmuré : — Il est encore là, hein ? Dans ta tête ? — Oui. Et toi aussi. Il m’a prise comme ça. Debout, tendue, la joue contre le miroir. Ce n’était plus une vengeance. Ce ...