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L’évènement : De charybde en Chti là !
Datte: 05/05/2026, Catégories: fh, fffh, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... se trouve que nous avons elle et moi une gentille collection de godes et dildo-ma-sœur-de cœur, sympas et variés… et aussi despetits plugs, car justement, de ce côté-là, on a toujours usé que de… joujoux de tailles raisonnables. Mais ton gourdin, c’est aut’chose, satané Priape ! — Tu es vraiment sûre ma chérie ? Tu le veux vraiment ? Il n’y a rien… Fini les fanfaronnades et la gouaille. C’est d’une toute petite voix enamourée qu’elle me souffla timidement : — Oui, je le veux ! C’est cadeau : comme ça, là, je serai définitivementTOUTE à toi ! ooo000ooo Mais voilà, l’évènement a bouleversé mon existence. Du jour au lendemain. En quelques secondes. Jusque-là, tout allait merveilleusement bien. Mon boulot, Lina, je nageais dans le bonheur. Sans compter que j’étais devenu une célébrité locale : un matin, pendant ma tournée, j’avais extirpé trois gosses et leur mère de leur maison en flammes. Les journalistes ne devaient pas avoir grand-chose à se mettre sous la dent et du coup, j’avais fait la une des quotidiens régionaux et même de citations dans les journaux télévisés nationaux. Mon actehéroïque (sic) m’avait valu une médaille, remise en grande pompe, par Monsieur le Préfet de la Région Aquitaine ! Le sauvetage m’avait valu une chevelure assez largement roussie et quelques brûlures, dont une à l’avant-bras gauche dont je garde la cicatrice. Mais bon, une ridicule broutille à côté du dos ravagé de Lina. Le dos de Lina. Elle m’avait raconté les ...
... circonstances de son accident : au cours d’une soirée étudiante, elle se trouvait juste à côté d’un barbecue quand le cuistot de service avait voulu raviver les braises en balançant des jets de l’alcool à brûler. WWAOUFF – énorme flamme qui avait embrasé son chemisier acrylique, d’autant que l’imbécile effrayé l’avait aspergé d’alcool en reculant. Torche humaine, Lina avait roulé au sol en hurlant. C’est Elaïa, la petite Elaïa, la minuscule Elaïa, pas les grands échalas qui se trouvaient autour d’elle, non, Elaïa, qu’elle ne connaissait pratiquement pas, qui avait réagi, l’avait relevée, chargée sur son dos pour courir en zigzaguant entre les tables, les chaises, les transats, les parasols, et des couillons, statufiés, qu’elle devait quasiment bousculer. Elaïa qui avait continué à courir alors que sa chevelure frisée s’était embrasée, courir pour atteindre enfin la piscine où elle avait sauté avec elle. Elaïa, l’héroïque Elaïa, dont le cuir chevelu avait été si profondément brûlé que jamais ses cheveux ne repousseraient. Elaïa, qui depuis portait perruque. Des perruques de diverses teintes, jusqu’aux plus surprenantes, qu’elle variait quasi chaque jour ! Elaïa, l’éternelle optimiste, qui avait après la réa et l’isolement, partagé avec elle pendant des semaines la même chambre d’hosto, les mêmes douleurs, les mêmes affres. La fidèle Elaïa qui avait continué à venir la voir après qu’elle était sortie de l’hosto, revenue chaque jour pour soutenir sa nouvelle meilleure amie au monde à ...