1. Histoire de Laurence: Suite


    Datte: 20/04/2026, Catégories: Non Consentement / À contre-cœur Auteur: ANDRERP95, Source: Literotica

    ... peur de ce qu'il m'avait fait faire avec Frédéric.
    
    Peur de Frédéric aussi. Il était ma hantise. J'avais peur qu'il revienne, peur de lui céder à nouveau, définitivement.
    
    J'ai vendu vite mon appartement. Pas au prix que j'avais espéré, mais je voulais m'en débarrasser pour construire une nouvelle vie. J'ai demandé à mon mari de partir habiter en province.
    
    Nous avions vaguement caressé ce projet avant ces évènements, parce que Paris n'est pas la meilleure ville pour élever des enfants. Là, c'est lui qui n'a pas voulu. Il avait compris que je voulais fuir Frédéric, et son éventuel retour. Il m'a dit que la fuite n'était pas une solution, que si j'avais des problèmes, ils me suivraient partout où j'irai.
    
    Je me souviens de jours plutôt doux. Je sortais peu, sinon pour faire les courses. Je m'occupais des enfants, je m'occupais de mon mari, comme la mère et la femme modèle que je n'avais pas été. Il ne cherchait plus à me faire du mal en me faisant l'amour.
    
    C'est moi qui lui ai demandé de me sodomiser à nouveau. Il voulait m'emmener à l'orgasme, mais je n'y arrivais pas. J'ai recommencé à le caresser timidement d'abord, puis un peu moins, mais toujours à sa demande, et sans jamais plus utiliser les positions et les mots de domination que j'employais quand je le caressais avant.
    
    Il m'a emmenée chez un tatoueur. C'est lui qui a choisi la marque : ses initiales entrelacées et posées sur le côté. Et l'endroit : mon épaule droite. C'est un tatouage assez discret, assez ...
    ... mystérieux, puisque sa signification n'apparaît pas, à moins de la connaître.
    
    Christine semblait avoir disparu de sa vie. Je le lui ai demandé. Il me l'a confirmé, mais sans jamais m'en donner la raison. Je suppose qu'elle a voulu s'imposer trop vite dans sa vie, ou qu'elle lui a fait un caprice de femme quand il a vu qu'il s'occupait beaucoup de moi quand j'étais en maison de repos.
    
    Peu m'importait. Sauf qu'un jour, le téléphone a sonné, vers midi.
    
    C'était Frédéric.
    
    Ca ne m'a pas surprise. Au contraire, presque soulagée. Je savais que ce coup de téléphone viendrait. C'était comme une menace permanente au dessus de ma tête. Maintenant, l'heure de vérité était arrivée : j'étais face à mon démon, à mes démons.
    
    Il n'a pas voulu me dire comment il avait retrouvé ma trace, et eu le téléphone de mon mari, qui était en liste rouge. Je suis persuadée que c'est Christine qui le lui a donné. Elle l'avait, bien sûr. Et elle savait où travaillait Frédéric.
    
    Elle voulait sans doute se venger. D'ailleurs, quand j'ai demandé à Frédéric si c'était elle, il n'a pas nié. Il a juste ri. Il m'a dit que je n'avais pas été correcte à son égard de quitter la boîte sans lui dire au revoir, et sans jamais chercher à le contacter ensuite. Il m'a dit que ça l'avait blessé. Qu'il voulait me revoir une dernière fois, juste une dernière fois, parce qu'il avait des choses à me donner.
    
    Il riait encore en prononçant ces derniers mots. Je lui ai demandé ce que c'était : il m'a répondu que ...
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