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Histoire de Laurence: Suite
Datte: 20/04/2026, Catégories: Non Consentement / À contre-cœur Auteur: ANDRERP95, Source: Literotica
... c'étaient des photos de moi prises au Cap d'Agde à une autre époque de ma vie, et qu'il ne faudrait pas qu'elles tombent en d'autres mains que les nôtres, car elles pourraient être mal interprétées... C'était du chantage, pur et simple. Je suis restée très froide. Ca ne m'étonnait pas de lui. Je lui ai demandé ce qu'il voulait en échange. Il m'a dit pas grand-chose, juste une pipe dans les toilettes d'un café, pour se dire gentiment au revoir. J'ai accepté. Des pipes, j'en avais taillé tant ces derniers mois, à tant d'hommes. Une de plus ou de moins. Et puis, avec une pipe, je me suis dit que je risquais pas d'avoir du plaisir, de retomber sous son emprise. Je n'ai rien dit à mon mari. Je craignais sa réaction. J'étais certaine qu'il voudrait aller casser la gueule à Frédéric. Mon mari est courageux physiquement. Il sait se battre. Il a joué au rugby, jeune. Il est plus grand que Frédéric, plus lourd. Mais moi je savais depuis cette bagarre au Cap d'Agde que Frédéric aimait se battre, aimait faire mal. J'ai voulu protéger mon mari. C'était moi qui nous avait fourrés dans ce guêpier. C'était à moi de nous en sortir. Bizarrement, cette histoire m'a redonné la volonté de lutter, de sortir de ma léthargie. Je me sentais combative. J'avais un combat à mener, mon couple à défendre. Deux jours avant le rendez-vous, Frédéric m'a rappelé. Il avait changé d'avis. Les toilettes d'un café, c'était un peu sordide pour se dire au revoir. Il voulait que je vienne chez lui. ...
... Là, j'ai compris. Chez lui, il ne se serait pas contenté d'une pipe. Il voulait me sauter, me faire retomber sous son emprise. J'ai dit oui, pour ne pas éveiller ses soupçons. Et je me suis mise en bataille. D'abord, je suis allée voir ma psy. Je lui ai tout raconté. Je lui ai demandé de me signer un certificat médical selon lequel j'avais fait une dépression à cause de cet homme, que mon état était encore fragile, et qu'il menaçait ma santé mentale en me harcelant. Nantie de cette lettre, je suis allée au commissariat de mon quartier et j'ai demandé à être reçue par une inspectrice. Elle était jeune, mais la solidarité des femmes a joué. Elle m'a dit que faute de preuve, elle ne pouvait rien faire. Mais qu'elle pouvait néanmoins prendre ma déposition en main-courante, afin qu'il en reste une trace officielle. Et que si Frédéric persistait, elle l'appellerait personnellement sur son lieu de travail pour le menacer de poursuites. Le lendemain matin, dès que mon mari est parti, j'ai téléphoné à mon ex-patron. Je lui ai dit que c'était très grave, qu'il fallait que je le voie immédiatement hors de son bureau. Je sais qu'il m'a toujours bien aimée. D'ailleurs, je ne lui en ai jamais voulu. J'étais consentante. Il a juste profité de la situation, comme auraient fait beaucoup d'hommes. Et il a toujours été doux avec moi durant la brève période où nous avons été amants Il m'a donné rendez-vous à 11 heures dans un café. Je lui ai tout raconté, ma dépression nerveuse, mon ...