1. Rude mais sensible


    Datte: 17/04/2026, Catégories: init, fh, gros(ses), amour, Auteur: Foretdorient, Source: Revebebe

    ... je n’en ai pas l’apparence…
    
    Puis, elle ajouta, avec une pointe de vulnérabilité dans la voix :
    
    — Moi aussi, j’ai mes blessures. Je sais que je suis grosse, moche et mal foutue. Contre toute attente, j’ai l’air de te plaire, tu ne veux pas juste tirer un coup ; pourtant tu mériterais beaucoup mieux que moi, tu es plutôt beau gosse. Mais je suis comme je suis ; malheureusement, je ne pourrai pas changer. Je suis en quête de beaucoup d’affection, c’est de ça dont j’ai envie avec toi.
    
    Ses mots me touchèrent au plus profond. Je sentis une émotion intense monter en moi, un mélange de tendresse et d’admiration. Elle se dévoilait avec une honnêteté désarmante, et cela ne faisait que renforcer mon attirance envers elle.
    
    — Tu n’es pas moche, répondis-je doucement, mais avec conviction. Tu es belle à ta façon, c’est ce qui te rend unique. Tu me plais vraiment malgré tes petits défauts.
    
    Elle prit une profonde inspiration avant de continuer :
    
    — Mais, si un jour tu avais le moindre doute, dis-le-moi tout de suite. Je t’en supplie, ne me déçois pas, j’en serais trop malheureuse…
    
    Ces paroles résonnèrent en moi avec une force inattendue. Je réalisai à quel point elle avait dû souffrir des jugements et des préjugés des autres. Derrière sa carapace, il y avait une personne vulnérable qui méritait d’être comprise et respectée.
    
    — Je t’aime profondément, répondis-je avec sincérité. Depuis très longtemps en plus.
    — Je sais, conclut-elle en me serrant un peu plus le bras. ...
    ... Et si nous reprenions notre route ?
    
    Nous continuâmes à marcher, je me sentais connecté à elle. La salle de jeux, les regards furtifs, les moments de jalousie, tout cela semblait désormais bien loin derrière nous. Grâce à elle, nous avions enfin franchi la barrière de la timidité, et je savais que ce n’était que le début de quelque chose de beau et de prometteur.
    
    — Laisse-moi deviner où tu habites, dit-elle avec espièglerie, ce ne serait pas cette maison avec les poutres marron ?
    
    Je fus épaté par sa perspicacité.
    
    — Mais comment sais-tu ça ? répondis-je, les yeux écarquillés de surprise.
    
    Elle ricana avec indulgence.
    
    — Il est possible que je t’aie déjà suivi dans une vie antérieure, dit-elle avec un sourire malicieux. J’ai beau être grosse, je sais me faire discrète. J’ai mené ma petite enquête. Je sais que tu es en fac d’histoire ; que dans l’amphi, tu es souvent assis près d’une certaine Marie-Thé, d’ailleurs qu’est-ce qu’elle m’agace cette pouffiasse, j’espère que tu n’as pas de vue sur elle ; que tes parents vivent à Guéret ; et que ta sœur s’appelle Lisa.
    
    Je restai un instant sans voix, ne sachant comment réagir à ces révélations. Mais son sourire et son ton léger me rassurèrent. Elle avait fait attention à moi, avait glané toutes les informations qu’elle avait pu, son intérêt envers ma petite personne était incontestable.
    
    — Je suis ébahi, répondis-je enfin. Je ne sais pas comment tu as fait pour savoir tout ça, mais tu m’épates.
    
    Tandis que nous ...
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