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Rude mais sensible
Datte: 17/04/2026, Catégories: init, fh, gros(ses), amour, Auteur: Foretdorient, Source: Revebebe
Récemment, j’ai retrouvé des photos de moi datant de l’époque où j’étais étudiant. Qu’est-ce que j’étais gauche et emprunté ! Ce n’est rien de le dire, on ne peut que le constater sur ces quelques clichés. Inutile de préciser que mes relations sentimentales et sexuelles étaient à ce moment-là au point mort. Elles l’avaient d’ailleurs toujours été, je n’avais jamais été capable d’enclencher une vitesse. Auprès de la gent féminine, je passais pour une calamité, mes rares amis pensaient même que j’étais pédé. Pour autant, les rares fois où je m’étais fait draguer par des hommes, j’avais fui à triples enjambées. Le soir, en sortant de la fac, je m’arrêtais souvent dans cette salle de jeux, qui était sur le chemin entre l’université et ma piaule. L’endroit, au demeurant fort peu avenant, avec ses murs lépreux, ses posters déchirés, ses néons maladifs et ses machines bruyantes, était un refuge pour moi, j’y faisais halte pour me détendre après une journée de cours. Mais la raison principale de ma venue en ces lieux n’était pas le plaisir des jeux, c’était avant tout le secret espoir de la rencontrer, elle ! Le gérant de céans était un gros bonhomme nonchalant et taciturne. Outre son goitre, ce qui me choquait le plus, c’étaient ses mollets hyper gonflés que cachaient à peine des pantalons toujours trop courts. Il devait être diabétique ou quelque chose comme ça. Nous échangions à peine trois mots, « Bonjour », « Bonsoir », parfois un peu plus, quand je devais acheter des ...
... jetons. Malgré son apparence statique, il ne fallait pas l’emmerder, il virait manu militari le moindre fauteur de troubles, qui se retrouvait tout penaud sur le trottoir, la queue entre les jambes. D’après ce que j’avais pu constater par moi-même, aucun de ces petits coqs ne se permettait par la suite de protester, tous avaient secrètement peur du vieil homme. La jeune femme que je convoitais était une des nièces du responsable, tout le monde était au courant de ce lien familial qui était de notoriété publique. À l’instar de son oncle, c’était une fille aux courbes plus que généreuses, dont la silhouette obèse dégageait une présence imposante. Sa volumineuse poitrine affolait la plupart des habitués, et son fessier hors normes était à l’avenant. Mais ses gestes brutaux et ses réactions en général mal aimables et agressives en décourageaient plus d’un. Prenant exemple sur son aïeul, la grognasse ne se laissait pas marcher sur les pieds. Son visage carré aux traits grossiers, encadré de cheveux raides souvent gras et négligés, reflétait une certaine dureté, une carapace qu’elle s’était construite pour se protéger du monde extérieur. Ses vêtements, choisis plus pour leur praticité que pour leur style, étaient souvent sombres et sans fioritures, ajoutant à son allure bourrue de loubarde de banlieue. Elle se déplaçait avec une certaine lourdeur, chacun de ses pas semblant être une affirmation de sa présence et de sa volonté de s’imposer. Indépendamment de son embonpoint, ce ...