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Rude mais sensible
Datte: 17/04/2026, Catégories: init, fh, gros(ses), amour, Auteur: Foretdorient, Source: Revebebe
... n’était pas une belle femme, loin de là ! Son visage était ravagé par une cohorte d’imperfections bizarres, des acrochordons que je trouvais plutôt moches et qui ne m’auraient pas donné envie de l’embrasser. Pour autant, ses yeux profonds et ténébreux semblaient porter le poids de pensées introspectives et secrètes, cette fille n’était pas qu’une apparence, c’est d’ailleurs ce qui m’attirait chez elle, quelque chose d’intense vibrait derrière sa physionomie abrupte. Elle était indiscutablement différente des autres, probablement plus mure et plus mature et surtout plus réelle, il y avait du vécu derrière son âpreté. Malgré son apparence renfrognée et son attitude réservée, il y avait quelque chose de profondément humain et de touchant dans sa personnalité. Ses rares sourires, bien que fugaces, révélaient une sensibilité cachée, une vulnérabilité qu’elle préférait garder pour elle. Elle restait pour moi une énigme, une personne qui, sous sa carapace, cachait une richesse intérieure et une complexité fascinante… Quoi qu’il en soit, il serait néanmoins malhonnête de vous cacher mon attrait pour sa rotondité ! En général, lorsqu’elle jouait au flipper, ses mouvements étaient précis et concentrés. Ses gestes assurés maîtrisaient parfaitement chaque rebond de la balle. Mais ils devenaient souvent beaucoup plus brusques lorsqu’elle laissait échapper sa rage dans son adversité face aux aléas de la petite balle. Son attitude devant la machine me fascinait. Invariablement, je ...
... m’approchais d’elle pour admirer le spectacle qu’elle m’offrait. De temps en temps, elle échangeait quelques mots avec ses condisciples, des discussions brèves et très directes. Manifestement, ils venaient presque tous du même lycée où ils préparaient des CAP, des BEP, voire plus si affinités, les bavardages ne planaient jamais bien haut. Quand l’un d’eux sortait une plaisanterie bien grasse ou une allusion grivoise, j’enrageais. Ma jalousie était à fleur de peau. Chaque rire complice, chaque clin d’œil échangé, laissait présager une certaine complicité. Ça me faisait bouillir de l’intérieur. Je serrais les poings, sentant une colère sourde monter en moi. Je détestais être témoin de ces moments de connivence entre mon égérie et ces tarés, ces instants où elle semblait si à l’aise avec eux, alors que moi, elle me tenait systématiquement à distance. Je ne venais pas du même monde, pour eux, la fac c’étaient les bourgeois, les élites, ils se méfiaient de moi. Un jour, l’un d’eux se permit cette réflexion particulièrement ordurière envers ma dulcinée : — Dis donc la chaudasse, tu n’aurais pas envie de sucer des bites, par hasard ? Je blêmis soudain, impossible d’admettre que la donzelle sur laquelle je fantasmais depuis des lustres soit ainsi considérée comme une fille facile ! Je tombais des nues, j’étais au bord de l’écœurement. Mais la belle me rassura instantanément en répliquant du tac au tac au connard, avec une véhémence non dissimulée : — Déjà, ça ne te ...