1. Rude mais sensible


    Datte: 17/04/2026, Catégories: init, fh, gros(ses), amour, Auteur: Foretdorient, Source: Revebebe

    ... traversions la place, je sentis une nouvelle complicité naître entre nous. Chaque pas que nous faisions ensemble semblait nous rapprocher davantage, et je savais que ce moment marquait le début d’une relation spéciale et authentique.
    
    — Alors, on va chez toi ou chez toi ? conclut-elle avec humour tandis que nous approchions de mon immeuble.
    
    Je ne pus m’empêcher de rire à cette plaisanterie banale.
    
    — Chez moi, bien sûr, répondis-je avec un sourire radieux. Je serais ravi de t’y inviter.
    
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    Nous montâmes les marches de mon immeuble, et je sentis une excitation mêlée de nervosité monter en moi. C’était un moment important, un moment où nous allions enfin pouvoir nous retrouver ensemble. j’étais prêt à découvrir qui elle était vraiment, au-delà des apparences et des préjugés. Mais, ainsi qu’elle l’avait deviné, j’étais encore puceau et avais vraiment la trouille de me retrouver seul avec une femme.
    
    En ouvrant la porte de ma chambrette, je me sentais à la fois heureux et anxieux.
    
    — Dire que je me laisse entraîner dans l’antre d’un homme que je connais à peine, tu te rends compte ? Je prends des risques ! plaisanta-t-elle avec espièglerie. Mais qu’importe, j’en ai envie, même si le loup se jette sur moi.
    
    Elle explosa de rire à cette évocation. Je ris de bon cœur avec elle, malgré mon stress, appréciant son humour et sa légèreté.
    
    — Je promets de ne pas être un loup trop féroce, répondis-je avec un sourire. Je suis vraiment très heureux ...
    ... que tu sois là.
    
    Nous entrâmes dans mon appartement, et elle jeta un coup d’œil rapide autour d’elle.
    
    — Beurk, elle est vraiment très moche ta piaule, dit-elle sans détour.
    
    Je ne pus m’empêcher de sourire à sa franchise.
    
    — Je sais, ce n’est pas terrible, consentis-je un peu honteux. Mais tu sais, ce n’est qu’un meublé, ce n’est que provisoire !
    
    Elle haussa les épaules :
    
    — Allons, ne prends pas la mouche. J’ai l’habitude de toujours dire ce que je pense, et ça ne plaît pas toujours.
    
    C’est vrai qu’il n’y avait pas non plus beaucoup d’endroits pour s’asseoir dans cette pièce : une chaise en bois, un fauteuil souffreteux, un tabouret pour la salle d’eau. Elle se rabattit sur le lit. Mal lui en prit, les ressorts grincèrent horriblement et l’armature céda sous son poids. Elle se retrouva presque le cul par terre.
    
    — Putain, merde, jura-t-elle.
    
    Je vins à son secours, lui tendis la main pour l’aider à se redresser, me confondis en plates excuses.
    
    — J’aurais dû te prévenir, il est nase ce lit.
    — J’ai l’impression qu’ici tout est un peu nase !
    
    Elle éclata de rire, comme à une bonne farce.
    
    — Je suis vraiment désolée, s’excusa-t-elle, tout en continuant à se marrer. Comment tu vas faire avec ta logeuse ?
    — On verra ça plus tard…
    — Imagine un peu sa tête quand elle va découvrir ce bordel !
    
    J’étais vert. Mais elle riait de plus belle, elle ne parvenait plus à s’arrêter.
    
    — Aide-moi, on va mettre le matelas par terre pour mieux constater les ...
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