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Le miroir du passage
Datte: 23/03/2026, Catégories: En solitaire, Auteur: Goddess, Source: Hds
... ou récompensé. Elle se rhabille. Tranquillement. Avant de lui ouvrir la porte, elle dit simplement : — La prochaine fois, tu pleureras. Et elle referme. Elle est au seuil. Plus rien ne la contient. Ce qu’elle veut, maintenant ? Ce n’est plus être désirée. C’est détruire le silence des autres. Et reconstruire, à sa façon, leur abandon. Le miroir du passage – Partie 10 : L’autel noir Ils sont maintenant plusieurs à être venus. Parfois seuls. Parfois en duo. Toujours choisis. Toujours testés. Certains ont pleuré. D’autres ont joui sans qu’elle ne les touche. Un ou deux ont désobéi. Ils ne sont jamais revenus. Elle n’a pas eu besoin de les exclure. Leur honte les a expulsés. Elle ne les appelle plus. Ils viennent d’eux-mêmes. Un message. Une phrase simple : “L’autel est ouvert.” Alors ils savent. Ils s’agenouillent en silence dans la pièce. Elle les attend. Debout. Nue. Peinte parfois. Une ligne rouge sur le ventre. Une étoile au creux de la hanche. Ses rituels sont plus étranges, plus intenses. Elle ne les touche presque jamais. Elle dicte. Ordonne. Punie. Offre. Un soir, ils sont trois. Deux hommes, une femme. Tous muets. Elle les fait s’allonger, dos contre le sol. Leurs yeux bandés. Ils sont tous attachés, jambes écartées, bras liés au sol par de simples rubans noirs. Elle tourne autour d’eux. Lentement. Un bol d’eau tiède, parfumée au bois et à la cendre, à la main. Elle ...
... les lave. Chaque doigt. Chaque sexe. Chaque pli de peau. Pas comme une amante. Comme une prêtresse. Comme si elle lavait le péché de leur désir même. Elle murmure des mots sans sens. Des prières qu’elle invente. Des sons doux et terribles, presque inhumains. Puis elle s’assoit sur le ventre de l’un d’eux, nue, haletante, les yeux fermés. Elle se touche sans pudeur. Longtemps. Jusqu’à trembler. Et au moment de jouir, elle crie un mot qu’aucun ne comprend. Elle pleure. Pas de tristesse. Pas de douleur. Elle pleure parce qu’elle sent qu’elle est allée trop loin. Et qu’elle ne veut pas revenir. Après, elle les fait partir. Elle reste seule. Dans la pièce silencieuse, encore pleine de chaleur, de peau, de sexe, de rituels brisés. Elle s’assoit. En tailleur. Nue. Ferme les yeux. Et elle le sent : ce n’est plus un jeu. Ce n’est plus une scène. Ce n’est plus une offrande. C’est une transmutation. Ce corps timide qu’elle cachait sous des cardigans beiges est devenu un autel noir. Un lieu où d’autres viennent mourir un peu. Et renaître. Mais elle, qui la regarde maintenant ? Elle, à qui appartient-elle encore ? Et soudain… Elle a peur. Le miroir du passage – Partie 11 : L’éclat Quelque chose a changé. Ce n’est pas visible. Mais Élise le sent. Les derniers rituels ont laissé une trace différente. Pas un feu. Une fatigue. Un vide après l’extase. Un silence qui n’apaise plus. Elle ...