-
Le miroir du passage
Datte: 23/03/2026, Catégories: En solitaire, Auteur: Goddess, Source: Hds
... miroir, elle atteint un autre niveau. Elle ne se regarde plus. Elle se ressent. Entière. Osseuse. Incontrôlable. Et quand elle jouit — seule, parfois, dans le silence revenu — c’est sans honte. Avec cette phrase en elle : Je suis le spectacle, la scène et le feu. Le miroir du passage – Partie 9 : Le seuil Un soir, elle a choisi un homme plus jeune. Presque trop. Vingt-deux ans peut-être. Un stagiaire de l’entreprise d’à côté. Yeux sombres, voix basse, mains nerveuses. Elle l’a vu trembler quand elle a croisé son regard dans l’ascenseur. Elle l’a entendu respirer plus vite quand elle s’est penchée pour ramasser un stylo. Elle a su. Il ne l’a pas suivie. Elle l’a appelé. Une voix simple, directe. Une heure. Une adresse. Pas de questions. Il est venu. La pièce était prête. La lumière, plus basse encore. Le fauteuil plus proche cette fois. À un mètre à peine du matelas. Elle ne l’a pas salué. Elle a fermé la porte, lentement, à clé. Puis elle s’est retournée. — Tu t’assieds. Tu ne parles pas. Tu ne bouges pas. Il a obéi. Il a déjà chaud. Il le cache mal. Elle commence. D’abord lentement. Une robe noire. Aucune lingerie. Elle s’accroupit devant lui, sans le toucher. Elle respire contre lui. Il sent son souffle chaud sur sa gorge. Elle lui murmure : — Tu ne dois rien faire. Rien du tout. Même si tu en meurs d’envie . Il hoche la tête. Elle voit déjà la tension dans son pantalon. Elle ...
... s’éloigne. Et commence le vrai jeu. Elle s’allonge. Écarte les jambes. Lentement. Ses doigts se posent entre ses cuisses. Elle se touche. Profondément. Longtemps. Pas pour lui. Pour elle. Mais devant lui. Elle gémit. Une fois. Fort. Puis encore. Son regard glisse sur lui, impitoyable. Elle sent qu’il est au bord. De l’explosion. De la désobéissance. Elle sourit. — Tu veux que je continue ? Il ne répond pas. Elle répète, plus bas, plus rauque : — Tu veux que je jouisse devant toi ? Il murmure oui. Une supplication. Alors elle s’arrête net. Et dit : — Non. Elle se lève. Va vers lui. Se penche. Lui prend le visage entre les mains. Doucement. Puis, d’un geste rapide, lui attache les poignets avec une fine ceinture de soie sortie de sa poche. Il tressaille. Il ne dit rien. Mais son regard est en feu. Elle l’allonge à son tour. Lentement. Elle s’assied sur lui, nue, brûlante. Mais ne le pénètre pas. Elle bouge. Juste ce qu’il faut. Frotte. Glisse. Halète. Ses mains liées tremblent. Sa bouche veut parler. Elle lui couvre la bouche avec sa main. — Tu n’as pas le droit de jouir. Tu comprends ? Il acquiesce, yeux écarquillés. Alors elle jouit contre lui, tremblante, en silence, la tête rejetée en arrière. Un orgasme long, profond, tendu comme un arc. Puis elle descend de lui. Elle l’essuie. L’habille à moitié. Détache ses poignets. Il ne parle toujours pas. Il ne sait pas s’il a été puni ...